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 Le Royaume d'Archiadia

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Esprit Errant

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MessageSujet: Le Royaume d'Archiadia   Lun 8 Juin 2015 - 11:44

Introduction



Le meilleur moyen d’aborder le Royaume par rapport à l’empire est par son style architectural et artistique. Là où l’Empire se marque tantôt par de puissantes structures romanes issues des siècles passés ou bien par les hautes flèches d’un gothique naissant, et par une décoration ostentatoire et baroque visant à démontrer par propagande la puissance et la richesse de l’état, Archiadia se démarque par sa sobriété. Les structures sont généralement de taille intermédiaire entre le roman et le gothique impérial, on y voit s’y côtoyer le plein-cintre et l’arc brisé dans les bâtiments officiels et importants, religieux ou bien administratifs. Les maisons bourgeoises se démarquent plutôt par leurs fenêtres rectangulaires surmontées d’une plainte en arceau.

L’art du royaume se distingue par son style simple, les bas reliefs surchargés laissent ici la place à des tapisseries hautes en couleur. Les statues sont généralement sobres, le symbolisme est très ciblé ; là où l’Empire montre l’ostentation, peu d’expressions également. L’expression est en effet quelque chose de plus subtil : les traits sont peints à même les statues, les couleurs de celles-ci et la teinte crème et chaleureuse de la pierre. Tout cela remplace l’exagération des traits en donnant un rendu paradoxalement plus proche de l’humain.

Toutes ces différences montrent clairement le schisme qui a eu lieu chez les Hommes. L’abord de la couleur et du naturel rappelle l’influence elfique, de même que l’apparition des arcs brisés et de la pierre nue laissée apparente. Le refus de l’opulence et de l’exagération montre l’envie également de se démarquer d’un monde de faux semblants et de manipulation.


D’Agremor V à Noldoa



Lorsqu’Agremor V commença son règne, en 541 après Bradan, l’Empire de Méridian était à son apogée. Les Aërthes n’avaient plus pillé les côtes depuis deux années, les récoltes avaient été prolifiques et il fut tout naturel que le prince héritier soit acclamé à sa montée sur le trône.

Mais alors que le peuple était dans l’ensemble contenté par leur empereur, les Elfes ne l’entendaient pas de la même oreille. La Grande Chasse orchestrée par Meleastan III, le prédécesseur d’Agremor V, n’avait pas manqué de leur démontrer, si ce n’était déjà fait, que les Hommes étaient un peuple belliqueux et qu’ils lorgnaient sur leur forêt. Loin de vouloir s’attirer les foudres d’un empire trop puissant, ils commencèrent à faire circuler des pots-de-vin puis des dons par-ci par-là, via leurs ambassades, vers les opposants au régime.

Si au départ, il n’y en avait que peu, la politique que mena Agremor V au fil des ans accrut rapidement leur nombre. Notamment auprès de la côte et de l’ancienne ligue sélénissime qui risquait de voir son monopole sur le commerce avec les Sombres brisé par une jonction terrestre et leurs échanges avec les Elfes compromis. Lorsqu’à la fin de son règne, Agremor V jugea que le commerce avec Delityth était trop dangereux et le rendit illégal, il confirma les craintes de la ligue qui commença à son tour à faire circuler l’idée d’une révolte. Qu’Agremor V ait été sénile lorsqu’il jugea un commerce centenaire trop dangereux, il ne rentra pas en ligne de compte, naturellement.

Son successeur, Solandrus III, ne fit pas mieux : il se prit la lubie d’explorer les steppes et engloutit de ce fait les récoltes du royaume pour financer et nourrir ses expéditions fantasques vers le Nord. Outre le peu de survivants parmi celles-ci, il s’avéra qu’un Mereth particulièrement difficile provoqua une disette en 583. Le Sud, le plus lésé dans l’affaire à l’époque, commença à devenir plus réceptif aux dons des Hauts-Elfes et aux chuchotements de la ligue sélénissime.

Solandrus III laissa bien vite la place à son fils, après avoir disparu à son tour dans le Nord. Galedur III monta sur le trône en 589 à l’âge de 14 ans. En soi, la situation n’aurait pas changé, ni en bien ni en mal, tant il se désintéressa des affaires d’un royaume qui fonctionna par automatisme. Lui préférait la luxure que lui offraient les pulpeuses Elfes de la Nuit. Une manière comme une autre pour qu’il ferme les yeux sur quelques rafles d’esclaves dans le sud de l’empire. Lorsqu’il continua ses parties de jambes en l’air alors que le choléra faisait se vider son peuple jusque sous ses fenêtres, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

La ligue sélénissime proclama son indépendance en 612. Galedur III réagit enfin mais trop tard, il envoya la maigre flotte impériale restante contre les ports et créa ainsi un blocus commercial qui appauvrirait ses cités. Ce fut la première victoire de ce qui deviendrait Archiadia. Leurs navires, dont certains parés au combat par les mages elfiques, défirent Méridian au large de Goltéa. Galedur III les maudira encore sur son lit de mort, un an plus tard, où il fut emporté par une maladie vénérienne à l’âge de 37 ans.

Son neveu, Cahersor lui succéda donc à la fin de l’an 613. Neveu plus violent et emporté que son oncle, il mena maintes campagnes contre les insurgés. Lançant expéditions sur expéditions, il ne cessa de les harceler, sans pour autant les inquiéter, la ligue sélénissime se montrant plus solide qu'il n'y paraissait. Sa mort des mains d’un de ses gardes royaux aurait pu laisser espérer quelques années de paix. Mais le mal était déjà fait.

Drumagus, son neveu, fut très empressé de conclure un vrai pacte de guerre avec les Elfes de la Nuit, qui virent clair dans le jeu des Hauts-Elfes, pour mettre aux arrêts et purger son empire de la traîtrise. La dernière exécution mit le feu aux poudres en 672. Ce qui avait fini par devenir la ligue archiadienne proclama son indépendance, et par là même la guerre avec Méridian.

Les Sombres s’allièrent dans les semaines qui suivirent au reliquat de l’Empire. Leur entrée dans le conflit eut pour conséquence de voir les Hauts-Elfes sortir de l’ombre et se porter au secours des Archiadiens. Les escarmouches prirent fin à Noldoa en 673 lorsque la bataille finit dans un bain de sang par une pseudo victoire de la Ligue archiadienne qui ne put hélas poursuivre plus loin son avantage. Au nord s’étendrait désormais Méridian, et au sud régnerait Archiadia et son roi, Philémon le Preux.


Presqu’un siècle d’Histoire



La Bataille de Noldoa ne mena jamais à la paix. Tout juste permit-elle la reconnaissance d’Archiadia en tant que royaume indépendant. Aussi, il n’est pas rare de voir à nouveau éclater des heurts à la frontière. Cependant, ces conflits ponctuels ne s’étendent pas sur la longueur, l’Empire et le Royaume le savent pertinemment : ils n’ont pas les moyens d’assumer une guerre ouverte.

Mais loin de ces sempiternelles escarmouches, le royaume n’est pas resté statique pendant ce siècle au cours duquel se sont succédé quatre rois, de Philémon le Preux à Albéric Nobledragon. Les différences entre le Nord et le Sud étaient déjà préexistantes avant la prise d’indépendance. Le travail des nouveaux souverains fut principalement d’affirmer cette indépendance. On vit donc émerger ce style artistique et architectural si particulier, l’édition de lois propres et le développement d’un commerce indépendant et florissant.

Celui-ci se fit majoritairement avec les Elfes, même si ces dernières années voient s’ouvrir des échanges étroitement surveillés avec le Darshim. Des négociations seraient en cours avec Méridian pour la possible ouverture de voies commerciales privilégiées vers l’empire et le Nord. Si ces dires sont vérifiés, il est certain que l’approche du centenaire de la révolution n’est pas pour accélérer les négoces.

Le point fort du royaume est resté sa flotte, capable de voguer jusqu’aux contrées lointaines de Delityth et réputée imbattable. L’armée terrestre est moins florissante, mais des années de guérillas ont donné une tradition militaire particulièrement efficace dans les escarmouches peu conventionnelles. Ce sont en réalité ses stratèges plutôt que ses troupes qui font du royaume un adversaire de taille. La légende veut qu’ils aient été formés par les Elfes à l’origine, eux-même adeptes de ce mode de guerre en milieu forestier.

Quand on revient au présent, c’est déjà une certaine effervescence qui gagne les cités. Le centenaire approche et on murmure que les fêtes seront sans commune mesure. Les premiers préparatifs ont déjà commencé et avec eux les tensions se voient déjà ravivées. Le commerce avec le Darshim s’est récemment vu diminuer, la surveillance des frontières se renforce déjà et une ligne de communication a été remise au goût du jour avec les Elfes via leur ambassade permanente. Ce centenaire promet d’être haut en couleurs à bien des égards…



La Ligue Archiadienne



Si le statut d’union de cités états indépendantes créé pour contrer un ennemi puissant est depuis longtemps révolu, on observe toujours une certaine indépendance des cités principales du royaume vis-à-vis de l’autorité centrale. Chaque comte est indépendant dans bien des domaines et ne rend généralement des comptes au roi que lorsque celui-ci en demande. Ce mode de pensée vient principalement du fait qu’il a fallu que chaque cité gère sa suffisance pendant le conflit, avant la proclamation de l’indépendance.

Bien sûr, l’autorité du monarque n’est nullement contestée, mais celui-ci se permet rarement une ingérence dans les affaires commerciales ou militaires des ses bannerets. Cela n’enlève en rien à sa puissance, Archiadia reste la cité la plus puissante à bien des égards et garde le respect des vassaux. Située à un carrefour commercial et étant le centre d’attention des Elfes, elle est une puissance avec laquelle il faut composer.

Concernant la santé économique du royaume, son atout majeur est bien sûr la fertilité de son sol. Aussi bien au niveau global qu’au niveau des comtés, il est relativement suffisant sur le point de vue alimentaire. Là où est son gros point faible réside dans certaines matières premières comme l’acier, le cuivre ou l’étain. En contre partie, sa pèche, ses soierie et autres textiles restent une force dans le commerce et sont accompagnés d’un gage de qualité qui n’est nullement remis en question, même au sein de l’Elreldor ou du Darshim.

Pour ce qui est des à cotés qui arrondissent les chiffres de certaines régions, on peut citer le nacre et les perles qui sont relativement présents à l’est, les teintures diverses à travers tout le territoire et bien sûr le marbre de Noldoa. Le bois, sans être abondant reste présent en quantité suffisante avec une gestion irréprochable de la ressource. Pour ce qui est de la pierre, les carrières du côté d’Archiadia extraient en grande quantité une belle pierre calcaire de couleur crème.

Cette pierre rend d’ailleurs dépendants tous les autres comtés vis-à-vis du fief royal qui est le seul lieu d’extraction à ce jour. Sans la faveur du roi, il leur est donc impossible d’entreprendre leur propre construction. Le deuxième atout majeure de la capitale reste bien sûr la soie. Il est donc amusant de constater que l’union de ces cités tient peut-être principalement de leur nécessité de se compléter l’une l’autre plutôt que réellement de leur sentiment d’appartenance à une même nation. Mais il ne faut pas se méprendre, durant un siècle le patriotisme a beaucoup cru en Archiadia et il est peu probable de voir une cité faire cavalier seul, surtout avec l’Empire qui guette au nord.

BG rédigé par : Astran et Fineldor.
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