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 Les Terres Neutres

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Esprit Errant

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MessageSujet: Les Terres Neutres   Lun 8 Juin 2015 - 11:44

Haubrum - Ancienne Morobh Kay


Haubrum. Il semblerait qu'autrefois, elle ait été nommée Morobh'kay, qu'on pourrait aujourd'hui traduire comme '' Le grand flanc brumeux ''. En effet, on raconte que jadis, la ville se trouvait très haut sur un flanc de la montagne, et que celui-ci était constamment recouvert de brume. Si aujourd'hui ce n'est plus le cas, la cité a gardé une appellation assez proche de celle d'origine. On la disait même majestueuse, et imprenable, lorsqu'elle était encore recouverte par les nuages. Mais elle a nettement perdu de son éclat et de sa majestuosité, et n'est désormais plus assez importante pour être répertoriée en tant que grande ville des Terres Neutres.

Position de la ville

Haubrum est une cité sise dans le sud de la chaîne des Eolannes, approximativement à mi-chemin entre Merodoc et Moilinfier. Étant en altitude, et les voisins n'étant pas foule, Haubrum jouit d'une certaine élasticité en ce qui concerne ses frontières. Si à l'est des remparts, les fermiers sont bloqués par un torrent qu'ils n'oseraient franchir, et par un bois des plus inhospitaliers au nord, à l'ouest et au sud, rien ne les empêche de s'étendre. Au début d'ailleurs, les chaumières se faisaient bien plus nombreuses sur l'ouest qu'elles ne le sont maintenant. En effet, ce qui délimite désormais les frontières est le nombre de soldats pour les défendre, et les étendre ne leur serait pas favorable. S'ils gagneraient pendant un temps des terrains pour la culture ou la pâture, ils les perdraient rapidement lorsqu'il s'agirait de les défendre. Sert donc de limite une sorte de ligne de roches, provenant certainement d'un ancien éboulement. Quant au sud, les Haubrumois ne descendent guère plus loin que la neige ne le fait en hiver, laissant les basses altitudes à la nature.

Peut-être est-ce aussi du à sa position, à flanc de montagne, elle n'est pas des plus faciles à joindre. Celle-ci ne lui permet clairement pas de jouir avec aisance du commerce, les marchands et négociants ne s'aventurant que rarement dans les sentiers escarpés qui mènent à la ville, mais elle compense avec l'élevage et l'exploitation de filons. Dans ces altitudes, les ovidés et les bovidés trouvent sans souci leur lot de nourriture, et les nombreux vergers permettent à la ville d'exporter autre chose que du minerai. Parce que si personne, ou peu s'en faut, ne monte jusqu'à eux, les Haubrumois ne se privent pas d'échanges avec le monde extérieur pour autant, et font régulièrement des descentes dans les plaines pour remonter ce qu'il manque en altitude. On trouve donc là-haut de très bons marchands, mais qui n'ont jamais pu développer un commerce fixe. Même si certains se sont installés plus bas sur la montagne, le long de la route menant à la cité, ils restent assez rares, et la plupart bougent sans arrêt, faisant des allers-retours entre l'endroit où ils se sont établis et les autres villes.

Famille dirigeante

La famille en charge de ces terres depuis une quinzaine de générations a rapidement pris le nom de sa cité. Les Morobh Kay sont en place depuis un peu moins de quatre siècles, et on a perdu toute trace de ceux qui étaient là avant eux. Certains racontent qu'il s'agissait d'une famille avide d'or et de pouvoir, et qu'ils ont tant creusé dans la montagne qu'ils ont failli la faire gronder. Mais bien sûr, ce ne sont là que des histoires, puisque la montagne sur laquelle Haubrum est construite n'a jamais grondé et ne grondera jamais. Depuis la mort en l'an 770 d'Euric de Morobh Kay, c'est sa veuve, Aélis, qui dirige Haubrum.
Les fortifications de la ville, bien qu'étant en pierres, ne sont pas très imposantes, puisque la hauteur est déjà un avantage sur l'ennemi. Elles sont plutôt présentes par sécurité, pour parer à toute éventualité, plutôt que par réel souci de défendre la ville. Pour qu'une armée arrive jusqu'à la cité, il faudrait qu'elle passe déjà par un étroit défilé, gardé en permanence par une trentaine de soldats, ou qu'elle le contourne, ce qui prendrait un temps considérable. De plus, la vue est assez dégagée, et hormis quelques bosquets ci et là, rien ne trouble la visibilité. Les gardes postés en haut des tours ne pourraient donc pas rater une troupe marchant vers eux.

Organisation de la ville intra-muros

Quant à l'organisation même de la ville, elle est assez simple. Une porte à chaque point cardinal troue la muraille, la principale se situant bien évidemment au sud, et la plus petite au nord, et donnent plus ou moins toutes sur les bas quartiers. La porte nord est une exception, puisqu'elle débouche sur le chemin le plus court pour atteindre le manoir seigneurial. En effet, au dessus de la porte est, commencent les quartiers un peu plus riches, les masures de marchands les délimitent d'ailleurs assez bien des autres. Plus on monte vers le nord (pour être plus exact, vers le nord-est même), plus les édifices arborent une certaine richesse, les bâtiments ne sont plus si serrés, les colombages ne sont plus collés les uns aux autres, et on voit la pierre apparaître, au détriment du bois. Les sentiers de terre se transforment peu à peu en quelque chose de plus construit, et lorsqu'on arrive réellement dans les quartiers aisés, les pavés couvrent les rues. De là, il ne reste plus grand chemin à parcourir pour arriver dans la cour de l'imposant manoir, aux nombreuses tourelles.

Système de défense

Toute cette construction est protégée par une sorte de guet bourgeois, mis en place il y a déjà quelques années, composé d'une trentaine d'hommes, tous sous les ordres d'un capitaine issu de la haute noblesse. Veillant sur les habitants durant la nuit, ils sont postés dans plusieurs guérites, disposées tout autour de la ville. Le jour, la milice prend le relais. Une soixantaine d'hommes est répartie à chaque porte, des guetteurs sont postés en haut des tours, et le reste patrouille dans l'enceinte de la ville. La plupart du temps, ils restent dans les beaux quartiers, mais il arrive que certains descendent, plus ou moins souvent, dans les bas fonds de la ville, pour régler quelques discordes. En dehors des fortifications, des hommes sont postés aux points stratégiques (notamment au dessus du défilé qui mène droit à Haubrum), et ont pour ordre de sonner l'alerte et de tenir ces endroits en cas d'invasion, jusqu'à ce que les renforts soient envoyés.

La garde seigneuriale, elle, est composée de mercenaires. Certains sont d'anciens miliciens, mais la plupart n'en ont jamais fait partie. En effet, celui qui est à la tête de la garde, un vieil ami de feu Euric de Morobh Kay, aime à choisir ses recrues sur les marchés aux esclaves, ou sur certaines recommandations vigoureuses. Ainsi, les mercenaires qui composent la garde seigneuriale sont souvent issus de la plèbe, voire parfois de la petite bourgeoisie. Mais bien entendu, choisir de l'intégrer ne suffit pas, il faut être sollicité. Sans oublier que prouver sa loyauté envers le seigneur en place est plus que nécessaire avant de pouvoir réellement être considéré comme un mercenaire de la garde à part entière, et que pour cela, rien n'est jamais suffisant.
bg rédigé par : Aélis de Morobh Kay
Crédit image : IIDanmrak (devientart)
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