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 Calev Destrevent de l'Ordre du Bastion de l'Aube (Archiadia) [Haldren]

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Calev Destrevent

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Âge: 34 ans
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MessageSujet: Calev Destrevent de l'Ordre du Bastion de l'Aube (Archiadia) [Haldren]   Dim 19 Oct 2014 - 20:18

Fiche de Calev Destrevent



Nom du personnage : Calev Ibelain de Lantenes (prononciation : Calève ibelin de lantenès)
Aujourd'hui connu sous le nom de Calev Destrevent (prononciation : Calève Dècetrevent)

Âge : 34 ans
Sexe : Masculin
Race : Humain

Ecole de magie : Néant
Métier : Soldat de l'Ordre du Bastion de l'Aube, Héritier de la Seigneurie de Lantenes (Archiadia)


Traits distinctifs :
Calev a la particularité d'être ambidextre. Il peut écrire, boire ou se battre avec n'importe quelle main, sans distinction. Il n'a jamais été contraint à utiliser l'une plutôt que l'autre.


Possessions :
D'apparence, Calev possède bien peu de choses. Quelques vêtements sans grande extravagance et lui permettant de se mouvoir sans difficulté, quelques cuirs doublés de mailles qui lui servent d'armure, plusieurs armes (un arc, un carquois, deux épées et deux dagues) et un cheval... Il a également une vielle dont il joue soit pour distraire ses camarades soit pour évacuer sa mélancolie. Il laisse donc à penser que c'est un homme modeste mais qui vit un peu. Mais cela n'est rien en comparaison de ses biens cachés.
Calev est propriétaire d'un château dévasté pourtant cintré de remparts, les jardins qui se trouvent derrière, la petite ville qui s'étend autour et des terres qui se perdent à l'horizon. Il est en effet l'unique héritier de la maison des Ibelain qui règne sur Lantenes au Sud d'Eldorim. Actuellement, ses terres sont sous la régence de son oncle par alliance, le Seigneur de Valboisé dont le domaine se trouve juste à côté. Il n'a qu'à se manifester pour récupérer ses biens mais son cœur ne l'a pas encore rappelé à ses obligations.


Description physique :
Calev est un homme grand (1m86) et pourvu d'une certaine musculature. Entretenue par ses entraînements quasi quotidiens, elle lui donne une carrure un peu plus imposante, apportant à sa silhouette force et stabilité. Il a pourtant le pas léger et marche en se tenant droit, reste de sa noble éducation. Ses cheveux bruns sont coupés courts et de longues pattes viennent masquer les coins de ses mâchoires. Sous ses épais sourcils, ses yeux gris-bleus sont souvent emprunt d'une lointaine tristesse.
Calev est vêtu de vêtements simples mais non dépourvus d'un certain cachet. Il porte le plus souvent un pantalon surmonté de lourdes bottes parfaites pour les longues marches et le combat. Une veste de cuir légère et doublée de maille sous laquelle il porte une simple tunique lui permet de protéger son torse de la plupart des blessures par lame. En "civil", il porte des bottes plus légère et des vestes souvent plus longues qui lui donnent une certaine élégance, sans pour autant retirer totalement l'aspect militaire. En période d'Aman, il troque ses vestes contre des chemises ou des tuniques plus fines et plus habillées que celles qu'il garde pour le combat.
Ses dagues ne quittent jamais Calev. L'une d'elles est dissimulée dans sa botte gauche tandis que les deux autres se trouvent dans son dos, chacune dans son étui, les pointes se faisant face et les poignées tournées vers les flancs de Calev. En mission, il ajoutera le reste de ses armes, portant le tout dans son dos afin de garder ses jambes aussi libres que possible.
Le cheval de Calev est bai et pourvu d'une belle musculature. Il est harnaché d'un élégant filet cintrant son front et son nez de lanières de cuir ornées de quelques pièces de métal décoratives. Sa selle est des plus confortables. Elle est pourvue d'attaches pour fixer paquetages et fourreaux d'épée afin de libérer le dos du cavalier.


Description mentale :
Calev observe le monde d'un regard sombre et distant, comme si une partie de son esprit était préoccupé. Parfois, une parole lui décroche un sourire ou un rire. La douceur le touche tandis que la brutalité gratuite le répugne. Bien sûr, lui-même a déjà tuer dans le cadre de son métier mais il a toujours à l'esprit ceux qu'il essaie de protéger. En tuant un brigand ou un monstre, il sait qu'il sauve un grand nombre des siens.
Avec les femmes, c'est quelqu'un de passionné, doux et attentif. Toutes les qualités qui en font un bon amant, et peut-être plus encore. Mais jusque là, jamais Calev n'a souhaité prendre d'attache définitive car il ne peut se marier sous le nom de Destrevent. Cela signifierait donc pour lui qu'il doit reprendre sa place dans le monde et rentrer à Lantenes, ce dont il ne se sent toujours pas capable. Pourtant magnanime et dévoué aux autres, il ne ressent que honte et culpabilité lorsqu'il repense à ses terres car il garde le souvenir de la mort de son père, son incapacité à le sauver ce jour-là et la façon dont il est parti pour rejoindre la compagnie. Certes, il n'y est pour rien mais le chagrin a faussé ses perceptions, ainsi que la mort d'Ultras dont il se souvient à chaque instant.
Calev a pris conscience qu'il n'est plus un enfant. Il a vécu des choses que bien d'autres nobles ne pourront en vivre durant toute leur vie. Il sait se battre comme personne, a pu observer ce que ses percepteurs lui avaient enseigner sans même l'avoir jamais expérimenter. Il a aimé plus d'une femme et de plusieurs façons mais il n'a encore jamais ressenti en son cœur l'amour que son père portait à sa mère et qui, peut-être, aurait pu lui faire changer de chemin. Combien de simples paysannes ou femmes de petite noblesse auraient été heureuses en apprenant que, parce qu'elles avaient su faire naître un tel amour en leur amant, elles allaient devenir une grande Dame ?
Mais Calev ne cherche pas non plus l'amour outre mesure et reste donc un indécrottable célibataire. Pour autant, il ne joue pas les bourreaux des cœurs. Selon lui, les véritables sentiments ne se forcent pas, ils apparaissent lorsque cela leur chante et mettent parfois du temps à se développer. Aussi Calev laisse-t-il toujours les choses évoluer à leur convenance et prend-il le temps de voir où une relation le mène. Il ne met fin à une liaison que si la tournure qu'elle prend lui déplaît ou qu'elle n'a pas de raison de se poursuivre et il agit sans regret. En tout cas jusque là.
Au combat, Calev est efficace, rapide et ingénieux. Cela lui demande parfois d'agir de manière furtive et solitaire, mais en apparence seulement. En effet, ses actions servent le plus souvent à ses compagnons d'arme afin de leur permettre d'agir de manière plus performante et plus sûre. Il joue donc un rôle de support pour le reste de son escadron, prenant des risques plus ou moins modérés afin de les protéger.
Le langage de Calev ne ressemble pas à celui d'un mercenaire lambda. Tout comme son allure, elle trahit un certain niveau d'éducation qu'il se refuse à cacher, estimant que ce serait se mentir à lui-même et renier son passé par la même occasion. Il est reconnaissant de toutes les leçons qu'il a reçue et, bien qu'il n'en fasse pas l'étalage, il aime à s'en servir. C'est d'ailleurs quelqu'un d'assez savant, ses connaissances ayant été alimentées tant par ses précepteurs que par sa curiosité.
Calev a un petit penchant pour la musique qu'il assouvit grâce à sa vielle. Il en joue soit pour distraire ses camarades soit pour assouvir sa mélancolie.


Dernière édition par Calev Destrevent le Mer 22 Oct 2014 - 7:26, édité 8 fois
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Calev Destrevent

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MessageSujet: Re: Calev Destrevent de l'Ordre du Bastion de l'Aube (Archiadia) [Haldren]   Dim 19 Oct 2014 - 20:19

Histoire de Calev



Les origines :

Gurion et Lantenes étaient deux contrées voisines à la population majoritairement paysannes situées à au Sud d'Eldorim en Archiadia. Les deux contrées formaient ce petit pic qui pointait dans les terres neutres. Chacune était sous la protection d'un Seigneur. A Gurion se trouvait la lignée des Merel, une famille d'une grande droiture, loyale depuis toujours à Archiadia, y compris du temps où le Royaume n'existait pas encore. La contrée de Lantenes était quant à elle sous la responsabilité des Ibelain, une famille dont la noblesse était assez récente comparée à d'autres mais qui était très appréciée pour sa gentillesse et sa bonté d'âme.
Les héritiers légitimes de ces deux familles se nommaient Anne Merel de Gurion et Hugo Ibelain de Lantenes. Les deux jeunes gens eurent le plaisir de se rencontrer lors de diverses festivités et cérémonies organisées par l'un et l'autre des Seigneurs voisins (voire par leur propre famille). Des liens très forts naquirent entre eux, au grand bonheur de leurs parents qui voyaient en leur mariage le moyen de consolider les liens entre leurs terres voisines. Anne était l'aînée et elle n'avait que des sœurs. Il n'y avait donc pas d'héritier mâle chez les Merel et seul son mariage permettait d'assurer la pérennité de leur lignée. Aussi ne tarda-t-on pas à célébrer l'union d'Anne et de Hugo, ainsi que celle des deux sous la bannière de Lantenes.
En 746, Calev Ibelain de Lantenes fut le premier enfant à naître de ce mariage, et il fut le seul car Anne perdit la vie durant l'hiver suivant, emportée par une violente maladie. Hugo eut beaucoup de mal à se remettre de la perte de son unique amour et chérit son fils comme le dernier présent qu'elle lui ait fait. Sa famille lui suggéra bien de reprendre épouse afin d'assurer la gestion de la maison, l'éducation de son fils et d'obtenir un autre héritier, dans l'éventualité où il arriverait malheur à Calev. Mais Hugo s'y refusa. Au début, il demanda simplement à ce qu'on lui laisse du temps... Et puis, avec les années, il s'y opposa avec plus de fermeté, clamant que son fils était en parfaite santé et que son personnel gérait parfaitement la maison. Il n'avait donc pas besoin d'épouse !
Mais, un jour qu'il se promenait dans les jardins de sa demeure avec Calev, celui-ci, alors âgé de 5 ans, rompit soudainement le silence pour lui poser une question.

-Dis-moi Père ! Si tu refuses de te remarier, ce n'est pas seulement parce que tu aimes encore ma mère, n'est-ce pas ?

Hugo ne put cacher sa stupéfaction. Son fils faisait à la fois preuve d'une franchise un peu culottée (quoi que normale chez un enfant de son âge après tout) et d'une intelligente assez remarquable. Puis, l'étonnement passé, il lui sourit et vint s'accroupir devant lui.

-Non, tu as raison mon fils. Je m'y refuse aussi parce que je lui en ai fait la promesse : Tant que rien ne m'y oblige, je ne me remarierai pas afin de demeurer son époux dans cette vie comme dans l'autre.

Calev fut touché de la tendresse qu'il perçut dans la voix et le regard de son père et, plus tard, il commença à espérer avoir la chance de connaître lui aussi un amour aussi fort que celui qu'avaient pu connaître ses parents.



L'âge des hommes :

Les années passèrent et le petit garçon grandissait tant en taille qu'en intelligence. Il surprenait ses précepteurs et ses proches par sa perspicacité et sa capacité à intégrer les enseignements qu'on lui prodiguait. Il ne se révéla pas plus médiocre dans le maniement des armes dont il intégra rapidement les bases. Une fois que cela fut fait, il commença à développer une autre façon de se battre, utilisant ce qui l'entourait comme des supports de combat : une colonne pouvait lui permettre de se protéger tout en disparaissant une seconde à la vue de son adversaire, une poutre était parfaite pour une petite pirouette, un mur était un sol tout à fait acceptable avec un peu d'élan ! Ce n'était certes pas très conventionnel mais cela n'en était pas moins efficace. Ce ne serait pas admis dans un combat de nobles mais sinon... Pourquoi pas !

Bien vite, le petit garçon atteignit l'âge des hommes et commença à se joindre à leurs activités. Parties de chasse, cérémonies officielles, gestion interne... Hugo intégra progressivement Calev à chacune de ses occupations. Il était heureux de pouvoir renouer avec son fils qu'il avait un peu perdu de vue entre les leçons des précepteurs et ses obligations en tant que Seigneur de Lantenes. Quant à Calev, qu'elle joie se fut pour lui de découvrir la vraie vie et de mettre en pratique tous ses enseignements. Certes, chaque jour avait son lot de tracas mais cela n'entamait pas son enthousiasme.
Il fallait avouer que son père ne lui parlait pas encore de tout... Depuis quelques temps, de petits groupes de brigands des terres neutres passaient la frontière pour piller quelques villages à proximité. Les attaques étaient de plus en plus fréquentes et se produisaient de plus en plus loin dans les terres à mesure qu'il n'y avait plus rien à piller... Lantenes n'avait pas les moyens de se protéger seul, aussi avait-on demandé de l'aide à Eldorim, laquelle avait demandé un soutien à Archiadia car on commençait à manquer de ressources. Ces attaques répétées vidaient la frontière de ses quelques richesses et engager, équiper, former et entretenir des soldats avait un coût. Tout ce que le Marquis demandait, c'était un soutien financier et un renfort pour quelques mois, le temps de réorganiser la sécurité sur le territoire et de reconstituer ce qui avait été perdu.



La tragédie :

Mais le soutien d'Archiadia n'eut pas le temps de venir... Un jour, que Hugo et Calev était parti à la chasse avec quelques amis et une petite escorte, ils furent pris en embuscade. Le cheval de Calev prit peur au moment de l'assaut et se cabra avant de détaler, trainant son cavalier au sol, un pied coincé dans son étrier. Fort heureusement, il ne l'entraîna pas bien loin. Le pied se décoinça tandis que le corps de Calev traversait un buisson. Le cheval poursuivit donc seul sa route, laissant le jeune homme de 15 ans dans son fourré, à demi conscient.
Quelques minutes plus tard, le buisson se remit à bouger et une silhouette en sortit. Se tenant la tête, Calev luttait contre un sévère tournis. Il avait mal à la nuque, à un bras, au dos et à une cheville. Que s'était-il passé au fait ?... Mais la mémoire lui revint si tôt qu'il remarqua les cris d'allégresse au Nord. Tournant son regard, il vit les quelques dizaines de brigands qui chevauchaient vers Lantenes, tous joyeux qu'ils étaient d'avoir mis à terre le Seigneur Ibelain.
Calev se remplit alors d'effroi et un frisson parcourut sa colonne vertébrale. Son père !! Il fit volteface et courut vers le lieu de l'embuscade, pour n'y découvrir que la mort. Il n'y avait qu'un brigand pour tout le petit groupe de chasseurs qui était tombé... Parmi eux gisait le corps sans vie de Hugo. Son fils ne put retenir ses larmes tandis qu'il s'en saisissait pour le serrer une dernière fois dans ses bras. Après un moment, Calev reprit ses esprits. Il devait retourner à Lantenes chercher de l'aide. La nuit tomberait bien vite et il n'avait plus de cheval, le sien s'étant sauvé et les autres ayant été pris par les brigands. Il lui faudrait quelques heures, il n'avait pas de temps à perdre.
Alors que le jour avait décliné, le jeune homme arrivait enfin chez lui. Sa demeure se trouvait derrière la colline qu'il achevait de grimper. Une lueur était visible à son sommet, comme si le soleil couchant illuminait sa destination ! Mais ce n'était pas le soleil... Il était sur sa gauche !! Calev se mit alors à courir et, une fois au sommet, il découvrit sa demeure en proie aux flammes. Quelques chaînes s'étaient formées entre le puis et le château : il fallait minimiser les dégâts, même si cela ne servait plus à grand chose... Un peu plus à l'écart, quelques personnes étaient accroupies. Deux gardes et un employé de maison avaient été blessés dans l'attaque et des femmes les avaient pris en charge.
Un groupe de cavaliers arriva sur la gauche de Calev. Il reconnut rapidement les armoiries de son oncle par alliance qui vivait sur les terres voisines. La lumière des flammes l'avait alerté et il était venu aussi vite que possible avec quelques troupes, se doutant de ce qu'il s'était passé. Une fois arrivé à la hauteur du jeune garçon, il l'interpela et lui demanda où se trouvait son père. Calev l'observa de son regard vide et finit par lui répondre après une seconde de silence.

-Quelque part au Sud, dans le Bois de Colombignes.

Le Seigneur de Valboisé comprit instantanément ce qu'il en était et eut un regard lourd de sens vers son neveu. Le pauvre venait de tout perdre... Son dernier parent direct, sa demeure... Sa vie. Il n'avait plus rien à quoi se raccrocher, plus de but. Il était trop jeune pour endosser la responsabilité de son père et avait besoin de la protection d'un proche. Il était visiblement sous le choc, incapable de prendre en main la situation. Il commanda alors à deux de ses hommes de conduire le jeune homme à son épouse.

-Expliquez-lui la situation et dites-lui de prendre soin de lui. Je m'occupe de tout.

Sa tante eut tous les bons soins pour lui. N'ayant pas encore eut d'enfants, elle le choya avec toute la tendresse dont elle était capable, essayant d'adoucir quelque peu la situation qui l'accablait. Calev ne parvint à décrocher que quelques sourires pour la remercier, bien conscient de toutes les attentions dont elle le couvait mais trop triste pour le lui dire avec des mots. Un siège au coin du feu, un bon bol de lait chaud, une couverture, un long moment de silence en sa compagnie : voilà tout ce qu'elle put lui offrir. Le jeune homme passa la nuit là, sans parvenir à fermer l'œil. Son oncle ne revint qu'au matin. Il avait fait chercher les corps des malheureux au bois de Colombignes avant que les charognards ne s'en occupent et les habitants de la région avaient tous travaillés d'arrache-pied pour éteindre l'incendie. Les murs de château tenaient encore debout mais, à l'intérieur, tout avait brûlé. Après avoir retiré tous les gravas, il faudrait encore remettre des poutres, refaire les planchers, changer toute la toiture et remeubler chaque pièce... Une maison à rebâtir en sommes.
Le Seigneur de Valboisé vit bien que son jeune neveu n'en était pas capable pour le moment. Il lui promit alors de prendre soin de lui comme son fils, aussi longtemps qu'il en aurait besoin.



Loin de Lantenes :

Les semaines passèrent et Calev atteignit ses 16 ans. Il n'avait pas quitté la demeure de son oncle et refusait de retourner à Lantenes, trop marqué par les évènements encore récents. On avait enterré Hugo dans le cimetière de Valboisé pour permettre à son fils d'assister aux funérailles et de lui rendre visite dès qu'il en aurait envie. Le château avait été laissé en l'état afin de donner à Calev la possibilité de le refaire à son goût, le moment venu. On commença à se dire que le jour où le jeune Seigneur reviendrait en ses terres serait le jour où il prendrait enfin la charge de son père.
Mais il était évident qu'il n'était pas prêt... et que cela prendrait beaucoup de temps au jeune homme pour se remettre de son épreuve. Aussi son oncle lui proposa d'assurer la régence de ses terres. Calev accepta, non sans avoir pris quelques précautions au préalable concernant les mesures qu'il aurait le droit ou non de prendre. En résumé, il devait simplement assurer la protection et la bonne santé de son peuple jusqu'à son retour à Lantenes. Son oncle l'entendait bien ainsi et ne s’offensa guère des conditions de son neveu car la démarche était tout à son honneur et prouvait l'affection qu'il portait à sa terre natale. Et, alors qu'il pensait Calev sur la voie de la rémission, celui-ci décida de partir. En effet, quelques jours auparavant, Valboisé avait accueillit un groupe d'hommes en arme. Ces derniers étaient des soldats à l'affût des mouvements des pillards et saccageurs qui osaient passer la frontière. Ils se rendaient alors sur place afin de proposer leur service pour aider à renforcer les rangs des soldats, le temps que la crise passe. Lorsque les brigands causaient trop de dégâts, la sécurité finissait toujours par être renforcée et ils cessaient leurs activités d'eux-mêmes. Ces soldats, dans le but de protéger Archiadia, participaient donc à cette force de dissuasion. Malheureusement pour eux, ils étaient arrivés un peu tard. Lantenes ayant brûlé, il était clair que les brigands ne reviendraient pas de si tôt. Ils avaient causé bien trop de dommages et les représailles seraient sévères s'ils devaient revenir. Aussi le groupe ne demeura-t-il que peu de temps avant de poursuivre leur voyage vers le Nord.
Calev avait trouvé leur idée et leur dévotion admirable et quelque chose l'attirait dans cette démarche. Il avait passé beaucoup de temps avec eux, écoutant les récits de leurs expériences, participant à leurs entraînements, et parfois même à quelques manœuvres. La Dame de Valboisé ne savait qu'en penser et se réjouissait de voir son neveu enfin fréquenter le monde tout en s'inquiétant de ses fréquentations. Non pas qu'elle craigne quoi que ce soit à propos de ces soldats, mais ce n'était pas des gens convenables pour un jeune noble de son rang...

Avec la mise en place de la régence, Calev eut l'esprit plus léger. Savoir que son peuple n'était pas livré à lui-même lui offrit la possibilité de se tourner vers une autre tâche qui le tenait plus à cœur pour l'instant. Il voulait accompagner ces soldats dans leur combat et participer à la protection de son pays. Aussi finit-il par préparer ses affaires et enfourcher son cheval. Au moment de partir, son oncle lui assura à nouveau qu'il prendrait soin des siens en attendant son retour et sa tante lui demanda de prendre soin de lui. C'est ainsi que Calev quitta Valboisé pour prendre la direction du Nord et retrouver les soldats.



Une nouvelle famille :

L'Ordre s'appelait : le Bastion de l'aube. Bastion pour le rôle qu'ils avaient décidé de jouer et l'aube pour l'espoir qu'ils devaient apporter. Ils avaient un certain nombre de valeurs comme la loyauté à tous les Seigneurs du Royaume ainsi qu'à l'Ordre, la fraternité entre ses membres, la protection de tous les innocents et de leurs biens ou encore la lutte contre les ennemis d'Archiadia. Savant mélange entre la chevalerie et l'armée, le Bastion de l'aube accueillait tout archiadien sans distinction de son rang, de son âge ou de son sexe. Il les formait, les entretenait et les payait à hauteur de leur rôle au sein de l'Ordre. S'il s'avérait qu'une nouvelle recrue n'avait pas de talents pour le combat, on l'affectait à une autre tâche. Chacun pouvait avoir son utilité et on avait toujours besoin d'un comptable, d'une gérante de maison, d'un page ou d'un cuisinier. Le but était que chacun trouve la place qui lui correspondait le mieux.
Le siège du Bastion de l'aube se trouvait à Blanpic que l'on surnommait "le camp". Il y avait là des chambres, une salle commune, un salon pour les officiers, une salle d'entraînement, des cuisines, une armurerie... Tout pour entretenir correctement un groupe armé ne résidant que peu de temps sur place. Le Bastion était divisé en une dizaine d'escadrons composés d'une vingtaine de personnes dont un Lieutenant, sans compter les deux ou trois écuyers et pages qui les accompagnaient. Les deux Capitaines résidaient au camp. Ils formaient le centre de commandement, rassemblant toutes les informations qu'ils pouvaient glaner sur les attaques de brigands et les autres besoins en terme de protection dans la région Ouest d'Archiadia. Ils se chargeaient de prendre contact avec certains clients potentiels et ordonnaient à leurs officiers de se rendre dans telle ou telle région en fonction des besoins. Il est parfois arrivé que plusieurs groupes se retrouvent au même endroit pour répondre à une menace plus importante que les autres.

Calev fut rattaché à l'escadron des Manticores en tant qu'archer car les entraînements au camp avaient révélé chez lui une très grande aptitude dans le maniement de l'arc, arme qu'on ne lui avait que très peu fait pratiquer à Lantenes du fait de son statut. Il avait pourtant été capable de frôler le milieu de la cible dès son premier tir et il suffit de quelques conseils pour que les essais suivants se montrent de plus en plus concluants, si bien qu'il finit par toujours parvenir à atteindre le centre de la cible. Les entraînements se complexifièrent mais Calev releva bien vite chacun des défis qui lui fut imposé. Cible en mouvement, cibles multiples, tireur en mouvement à pied ou à cheval.. Rien ne fut à même de le mettre en difficulté bien longtemps. Ses camarades et ses supérieurs, impressionnés, se mirent rapidement à l'appeler Calev Destrevent car on aurait cru que ses flèches étaient guidées par la brise. Ce fut d'ailleurs sous ce nom qu'il intégra son escadron et qu'il se présenta durant les trente années qui suivirent. Seules ses manières et son intellect trahissaient ses origines mais il aurait fallu connaître son histoire pour que quelqu'un fasse le rapprochement entre Destrevent et Calev Ibelain de Lantenes car son apparence n'y aurait pas aidée. Le jeune noble avait coupé ses cheveux et laissé sa barbe pousser si bien qu'à la sortie de ses classes il aurait été difficile de le reconnaître, même en faisant abstraction de sa nouvelle musculature et de son uniforme quasi militaire.

A l'époque de son intégration, les Manticores étaient sous les ordres du Lieutenant Célébrus Régehn. C'était un homme peu impressionnable et qui ne parlait que rarement. Il avait été mis au courant de la situation de Calev et il n'avait pas vu d'un bon œil son arrivée dans son escadron. Alors que tous ses hommes avaient déjà eu vent de ses exploits et n'attendaient que l'occasion de le voir de leurs propres yeux, lui ne s'attendait pas à de grands miracles. Un garçon même pas encore devenu un homme qui pensait avoir souffert plus que tout autre mais qui ne connaissait rien à la vie et qui se pensait sans doute avoir un très grand talent... Le Lieutenant pensait que le premier combat serait sans nul doute des plus rude pour lui. Il savait qu'il perdrait tous ses moyens. Et ce fut le cas.
La première mission de Calev se déroula non loin de Blanpic, juste après son intégration aux Manticores. Il s'agissait de faire reculer vers les territoires neutres un groupe de brigands qui prenaient un mal plaisir à se vêtir comme des animaux de cauchemar pour effrayer les paysans et rendre leur tâche à la fois plus amusante et plus facile. Calev, partagé entre l'anxiété de devoir peut-être tuer quelqu'un et la volonté de vouloir réussir son premier combat aux côtés de ses compagnons d'arme, n'anticipa aucunement la rencontre qui allait se dérouler.



Une première mission... pas très glorieuse :

Le piège avait été tendu. Non loin du dernier hameau qui avait été pillé, quelques hommes -dont Calev- s'installèrent comme pour passer la nuit. Les autres se glissèrent dans les buissons et les arbres aux alentours et attendirent le milieu de la nuit. Alors que les appâts faisaient semblant de dormir et que leur nouvelle recrue jouait le rôle du garde nocturne, les prédateurs commencèrent une petite mise en scène... Quelques bruits se mirent à raisonner un peu partout autour du petit groupe. Grognements, fourrés qui bougent, branches qui cassent. L'anxiété de Calev se transforma rapidement en stress, le stress de finalement rencontrer ces fameuses créatures... Et si, tout compte fait, ce n'était pas des hommes mais bien des bêtes sauvages et sanguinaires ?
Calev fut pris d'un doute et il fut trop tard pour revenir en arrière. Les créatures attaquèrent le campement et les soldats, bien entraînés, agirent avec rapidité et intelligence. Les hommes perchés dans les arbres lancèrent flèche, carreaux et couteaux sur les premières bêtes qui apparurent à la lumière du feu de camp. Les autres se relevèrent, brandissant leurs épées qui étaient soigneusement dissimulées sous leurs couvertures. Le combat eut lieu sans que personne ne pense plus à la pauvre recrue qui se noyait au milieu de ce carnage et qui devait trembler de peur.
Une fois que tout fut fini, on le retrouva blottit contre une caisse de bois, apeuré comme si le combat faisait encore rage autour de lui. L'un des épéistes prit soin de ranger son arme avant de s'approcher lentement de son compagnon, parlant avec douceur. Bien qu'il n'ait pas combattu, du sang avait giclé sur lui. Le soldat, âgé d'une trentaine d'années, le saisit doucement par les épaules et le força à se relever pour s'asseoir sur la caisse contre laquelle il avait trouvé refuge avant de lui tendre une gourde de vin.
Personne ne se moqua de lui car tous auraient eu au moins aussi peur que lui dans une situation pareille. Calev n'avait que 17 ans et il avait été désigné comme archer, bien qu'il sache parfaitement manier l'épée qu'il portait à sa ceinture. Tous étaient d'avis que sa place n'aurait pas dû être dans la fosse au milieu des combats mais dans les arbres, là où tout lui aurait semblé moins violent et choquant. Le Lieutenant Régehn ne montra aucun remord concernant sa décision car il pensait avoir ainsi ravalé sa fierté à ce petit merdeux, évitant ainsi tout risque de grosse tête et de bêtise inutile à l'avenir. Ses hommes ne lui en voulurent pas. C'était un homme autoritaire qui avait parfois un caractère de cochon. Etant donné son âge et son ancienneté dans l'Ordre, il était clair qu'il serait difficile de lui faire regretter son acte et encore moins de réussir à le faire se remettre en question. Calev était encore jeune et impressionnable mais il était assez fort et intelligent pour se remettre de cette première expérience. Toutefois, Servin de Brimolost, le second du Lieutenant (celui qui l'avait été aidé à se relever) obtint de Régehn de prendre en charge les nouveaux venus dans les Manticores. Il joua donc le rôle de tampon entre le doyen et le benjamin de l'escadron.



La séance de rattrapage :

Calev n'eut plus à endurer de nouvelles missions pendant plusieurs jours; le temps nécessaire pour permettre à l'escadron d'atteindre le prochain lieu de leur mission. Il s'agissait d'une caverne au pied du petit massif montagneux contre lequel reposait la cité d'Archiadia. On avait rapporté aux oreilles de l'Ordre qu'il s'agissait d'une ancienne mine et qu'un groupe assez conséquent d'araignées géantes avait élu domicile. Cela ne survenait que dans de très rares cas, lorsque les conditions de prêtaient à des rassemblements plus conséquent (donc que la nourriture était à disposition) et, en général, elles désignaient l'une d'elle pour être leur reine. La mission des Manticores était de les déloger de là et la meilleure solution était de tuer cette fameuse reine. Il leur fallait donc s'enfoncer dans leur cachette et la trouver.
-On va sans doute rencontrer pas mal de ses copines en chemin ! S'amusa à crier Ultras, l'un des compagnons d'arme de Calev tandis qu'il préparait son matériel pour l'exploration de la caverne. Ses compagnons accueillirent son enthousiasme avec quelques rires. L'homme avait plus de la trentaine et avait déjà vécu nombre de situations périlleuses. Il avait appris à en plaisanter des missions critiques plutôt qu'à craindre pour son sort.
Calev se préparait non loin. Lui aussi devait descendre. Ses talents seraient sans doute utiles car il était clair que la reine serait difficile à approcher et un archer de sa qualité était plus que bienvenu. Toutefois, le jeune homme ne pouvait s'empêcher d'être anxieux. Ce qui l'attendait ce jour-là était sans doute autrement plus terrifiant que la nuit contre les brigands. De plus, il ne voulait pas décevoir ses compagnons une deuxième fois.
L'entrée de la caverne était à quelques centaines de mètres un peu plus haut sur la route abandonnée sur laquelle ils s'étaient arrêtés. Le Lieutenant, quelques hommes et les commis et pages qui les accompagnaient allaient les attendre là et monter le campement pendant que les autres allaient faire un tour dans la mine. Il s'agissait d'une simple mission d'exploration. Ils devaient entrer, repérer un peu les lieux et ressortirent. Bien sûr, s'ils avaient l'occasion de tuer la reine, ils ne devaient pas s'en priver. Mais ils ne devaient pas prendre de risques inconsidérés. Il fallait évaluer les forces des araignées et juger si la tâche était réalisable avec un seul escadron. Le lendemain, un mage du feu d’un autre escadron devait arriver pour les aider. Avec son aide, la tâche serait aisé.

Le groupe s'enfonça dans la caverne à la mi-journée pour n'en ressortir qu'à la nuit tombée. Ils sortirent de la nuit, à la lueur du feu fait et entretenu par l'un des écuyers. Ils ne prononcèrent pas un mot. La plupart s'assirent à côté du feu tandis que d'autres allèrent directement sur leur couche. Un seul regard sur le premier arrivé suffit au Lieutenant à comprendre que les choses s'étaient mal passées. Servin s'approcha de lui, le pas lourd. Il fut aussitôt assaillit de questions, comme il s'y était attendu. Il entreprit alors de tout lui raconter, ne pouvant s'empêcher de jeter parfois quelques regards sur Calev qui était resté à la limite du campement, faisant dos au feu et continuant d'observer sans relâche la route par laquelle ils venaient de revenir. Il n’avait pas posé son équipement alors que le reste de la troupe s’activait à remettre leurs affaires en ordre, préparant leur équipement et aiguisant leurs armes.

Tout s'était bien passé au début. Ils n'avaient trouvé que des toiles mais pas d'araignées. A croire qu'elles avaient filés avant qu'ils n'arrivent. Pourtant les traces de leur présence étaient récentes. Au bout de plusieurs heures d'exploration, Calev avait été attiré par un bruit. Sans y prêter attention, il s'était éloigné et ils l'avaient perdu de vue. Ils se sont séparés pour le retrouver, ce qui fut vite fait... Ultras fut le premier à arriver sur place. Le jeune passa devant lui en courant sans le voir car il était dans un autre embranchement.

-On l'a entendu crier le nom du gamin. Calev arrivait justement sur moi. Je l'ai vu s'arrêter net et devenir tout blanc. Puis il s'est retourné... Et c'est là qu'on a entendu Ultras hurler.

Servin ravala sa salive et poursuivit.

-Calev avait entendu des crissements d'araignées qui tentaient de l'attirer dans un piège. Il s'est sauvé juste à temps, les créatures aux trousses. Ultras a dû tomber sur elles en essayant de se mettre à courir avec Calev.

Il soupira et finit par reprendre encore une fois.

-Toujours est-il qu'en arrivant sur place, il y avait du sang mais pas de traces d'Ultras... On a cherché, mais sans succès.

Il baissa la tête et regarda une fois encore vers Calev qui n'avait pas bougé durant les dizaines de minutes qu'avaient duré le rapport. Parmi les soldats, quelques regards emprunts de colère et de pitié s'étaient parfois portés sur la jeune recrue. Les araignées avaient dû emporter Ultras pour le mettre dans un cocon pour le manger plus tard. Le pyromancien devait arriver le lendemain, ils devaient l’attendre pour redescendre, finir le travail et sauver Ultras.

Après avoir été libéré par Régehn, Servin se dirigea vers Calev, bien conscient de l'état dans lequel il devait être. De là où ils se tenaient, les flammes du feu les éclairaient à peine. Le jeune homme ne porta aucune attention à celui qui s'était arrêté près de lui, regardant dans la même direction. Ce fut pourtant lui qui rompit finalement le silence.

-J'aurais pas dû... J'aurais pas dû y aller tout seul. J'aurais dû vous dire que j'avais entendu quelque chose.

-Tu as suivi ton instinct et il t'a sauvé la vie. Tu as suivi une piste et tu es revenu avant que le piège ne se referme sur toi. D'autres auraient fait comme toi mais n'auraient pas eu la présence d'esprit de partir à temps. Tu ne pouvais pas prévoir nos réactions.

-Je ne pouvais pas prévoir qu'en me sachant disparu vous partiriez à ma recherche ?

Calev s'était enfin retourné vers Servin. La colère se sentait dans sa voix et sa posture. Ses yeux brillaient de larmes qui ne demandaient qu'à sortir.
Calev savait pertinemment qu'ils partiraient à sa recherche. Ils se devaient loyauté entre eux. Ils étaient comme une famille. En s'aventurant seul, il s'était conduit en irresponsable et avait trahi les siens. Il culpabilisait et s'en voulait pour sa jeunesse et sa bêtise.

-Ultras serait là, il se dirait que ça en valait la peine et que tu en aurais fait autant pour lui ! N'ai-je pas raison ?

-Ultras n'aurait pas agit de la sorte. Il ne nous aurait pas mis en danger ! Et maintenant, où est-il ?!

Servin commençait à comprendre qu'il était trop tôt pour en parler. Rien ne parviendrait à consoler Calev alors qu'il était encore en proie à la culpabilité et que la fatigue avait chassé sa raison. Mais le jeune homme prit son silence pour un accord.

-Je n'ai rien pu faire pour mon père et je n'ai rien pu faire pour Ultras. Pire encore ! C'est moi qui l'ai conduit à sa perte !

Il n'attendit pas la réponse de Servin et disparut dans la nuit. Le reflexe de ce dernier fut de le retenir mais il s'abstint d'aller au bout de sa démarche. Il avait probablement besoin d'être seul un moment et dans la région il ne risquait pas grand chose à prendre un peu de distance. Il se résolut donc à rejoindre le reste du groupe -qui avait tout entendu de la conversation- pour y découvrir tous les visages graves qui se tournaient vers lui. Personne ne connaissait l'histoire de Calev mais il était clair qu'il en avait gros sur le cœur et que cette nouvelle épreuve était peut-être de trop pour lui.

Servin passa un moment avec les hommes avant d'inviter tout le monde à aller se coucher. Il ne servait à rien de rester sur le pied de guerre toute la nuit. Ils auraient besoin du mage et de repos s’ils voulaient sauver leur compagnon. Il ne ressortit de sa tente qu'au lever du jour. Le feu était éteint et quelques braises fumaient encore. Tous les hommes avaient fini par s'endormir, même s'ils ne dormaient pas tous du sommeil du juste. Servin observa chacun d'eux, chacun leur tour, mais son regard se figea sur la couchette de Calev... Elle était vide et ses armes n'y étaient plus ! Il se tourna aussitôt vers la route menant à la caverne aux araignées. Il n'avait aucune certitude mais il était persuadé qu'il y était retourné, seul.
Servin entra dans la tente du Lieutenant sans s'annoncer et l'alerta concernant la disparition du jeune homme. Ils débattirent quelques minutes pour décider de ce qu'ils devaient faire. Régehn voulait attendre le mage et prendre le temps de mieux préparer leur action mais son second était déterminé à se rendre sur place sans plus tarder. Après tout, cela faisait sans doute des heures qu'il avait dû partir ! La dispute s'acheva sur le départ précipité de Servin qui sortit de la tente, toujours en désaccord avec son supérieur. Il trouva alors un campement entier qui avait repris toute son activité, tous se préparant à retourner dans la caverne. Servin fut à la fois surpris et satisfait de la réaction de ses hommes. Malgré l'épreuve, leur solidarité était intacte.

Quelques dizaines de minutes plus tard, le groupe armé approchait de l'entrée du repère des araignées. Tous formulaient des espoirs concernant Calev. Il avait survécu une fois, il le ferait bien une deuxième ! Et il avait intérêt à s'en tirer car une sévère correction l'attendait ! Servin les écoutait mais son esprit était trop préoccupé pour essayer d'esquisser un sourire et se prêter au jeu.
Alors que la caverne était en vue, le Lieutenant donna l'ordre à tout le monde de se cacher en se collant contre le flanc de la montagne. Le groupe obéit sans chercher à comprendre mais il leur fallut un moment avant de comprendre. Du bruit s'échappait de l'entrée sombre et le sol communiquait un léger grondement, signe que d'importants mouvements de masse avaient cours dans les environs. Après des secondes qui semblèrent une éternité, une araignée pointa le bout de son nez, cavalant en direction de la plaine. Une seconde plus tard, il y en eut une deuxième, suivi par tout un amas de ses sœurs. Il y en avait facilement des dizaines et toutes s'en allèrent vers l'Est sans voir les deux dizaines d'hommes qui restaient abasourdis. Etait-ce seulement réel ? Il semblait bien que oui.
Une fois la dernière araignée sortie (le groupe était resté quelques dizaines de secondes dans l'attente pour être sûr), tout le monde se redressa et reprit prudemment la route. Ils entrèrent dans la caverne d'un pas lent, guettant le moindre bruit, le moindre signe de présence de ces créatures. Mais il semblait bien qu'elles aient complètement vidé les lieux. Dans la panique, elles avaient même détruits leurs toiles. Ils trouvèrent une ou deux araignées prises à leur propre piège et ne manquèrent pas de les achever pour ne pas risquer de se faire attaquer dans le dos lorsqu'elles seraient parvenues à se libérer.

L'exploration des galeries vides sembla durer des heures... Au bout d’un moment, ils sentirent de la fumer. Ce ne pouvait être que Calev ! Alors ils suivirent l’odeur jusqu’à entendre un bruit raisonnant contre les parois de pierre. On eut un doute au début puis le son se précisa. Il s'agissait de pas. Quelqu'un courait d'un pas régulier, sans précipitation. Après un moment, Régehn et son second -qui marchaient en tête- distinguèrent les contours d'une silhouette. Quelques secondes plus tard, Calev s'arrêta à quelques pas d'eux, essoufflé.

-On peut dire que tu as créé une sacrée pagaille !

Le Lieutenant avait parlé comme s'il était tout naturel de retrouver le jeune garçon ici. Servin regarda son supérieur sans comprendre sa réaction puis réalisa qu'il n'y avait effectivement rien de surprenant à cette situation. Après tout, les araignées n'avaient pas fui toutes seules. Puis, se ressaisissant, Servin entreprit de gronder le jeune homme.

-Tu as agis de manière insensée !

-Je sais... Mais la mission est finie.

Calev n'en tirait visiblement aucune gloire, trop occupé qu'il était à essayer de reprendre son souffle. Ses officiers, quant à eux, échangèrent un regard. Alors c'était bien cela ? Il avait réellement tué la reine et avait réussi à mettre le feu pour faire partir les autres ?! Mais comment avait-il réussi son coup ?!!
Le jeune homme leur expliqua alors brièvement qu'il avait repéré un petit conduit lors de sa première visite. C'était assez large pour qu'il puisse passer sans être suivi par les araignées. La partie la plus difficile était donc de retrouver le début du tunnel sans encombre (ce qui n'avait pas été une partie de plaisir)... De là, il avait découvert d'autres conduits partant dans plusieurs directions, l'un d'eux débouchant sur une grande salle où une araignée plus grosse que les autres trônait telle une reine. Il avait dû trouver un point de mire avec suffisamment de place pour tirer et s’y hisser. Après sa mort, toutes les autres s'étaient mises à s’agiter dans tous les sens et finir par le trouver, cherchant à rejoindre sa position. Fort heureusement, la cavité où il se trouvait était une salle de stockage et les objets inflammables ne manquaient pas. Parmi eux, des caisses de rhum… Une flèche enflammée brisa une bouteille, embrasant les alentours. Quelques autres projectiles en flammes bien placés et les araignées prirent peur devant le feu qui se propageait rapidement dans la pièce, allant de tonneau en fétu de paille.

-Tu te rends compte des risques que tu as pris ?! Finit par intervenir Servin.

-Cela en valait la peine. Répondit Calev en sortant quelque chose de sa poche.

A la lumière de la torche, Servin reconnut l'objet : un médaillon qui appartenait à Ultras. Le jeune homme expliqua que les araignées l'avaient blessé puis enfermé dans un cocon. Il l'avait trouvé et l'avait libéré de ses entraves de fils mais il était trop tard. Sa prison l'avait maintenu en vie de telle sorte qu'il se mourrait bien plus lentement qu'il n'aurait dû. Ultras avait eu du mal à reconnaître son jeune compagnon mais il resta lucide assez longtemps pour le rassurer sur son sort.

-Il m'a dit qu'il ne pleurait pas... Donc que je n'avais pas à le pleurer.

Un sourire triste se peignit sur un certain nombre de visages. Cette phrase lui ressemblait bien...
Le silence demeura un moment, comme si tout le groupe avait, dans un accord silencieux, décidé d'octroyer un moment en la mémoire de leur ami tombé. Finalement, Calev rompit le calme ambiant, faisant raisonner sa voix dans le couloir de la mine.

-En revanche... Il y avait une grande quantité d'œufs dans une autre cavité. Il serait peut-être bon de les brûler avant de partir.

-Mais où croyez-vous que nous partons mon garçon ?

Le ton de Régehn était plus distrayant que dur, contrairement à son habitude. On aurait dit un vieillard qui s'amusait gentiment de la jeunesse d'un enfant.

-Vous savez combien il y avait d'araignées ici ? Grâce à vous elles sont toutes dans les bois au pied de la montagne ! Nous allons devoir demander des renforts pour nous en occuper et condamner définitivement cette mine pour qu'elles ne puissent plus revenir. Mais avant, vous allez nous mener à Ultras pour que nous le fassions sortir d'ici ainsi qu'à cette fameuse cavité pour que nous nous chargions de ces œufs.

Quelques rires raisonnèrent dans le groupe et Régehn tendit la torche à Calev pour lui demander de les guider et celui-ci crut distinguer un fin sourire sur les lèvres de son Lieutenant.



Ah les femmes :

Depuis ce jour, Calev fut définitivement admis dans l'escadron des Manticores. Il participa à la chasse des araignées géantes dispersées dans les forêts bordant la montagne d'Archiadia et révéla ses talents de tireurs sur le terrain. On lui affecta de multiples tâches à effectuer seul mais qui nécessitait le plus souvent de la coordination avec le reste du groupe. Il avait beau agir de manière isolée, il ne devait pas intervenir avant que le reste de son escadron ne soit prêt à intervenir. Il devint rapidement un élément essentiel de son escadron et une partie stratégique importante reposait sur lui.
Quelques années passèrent ainsi, avant que Calev ne devienne un homme d'une toute autre manière. Il était âgé de 22 ans lorsqu'il rencontra une jeune femme. Elle était belle, intelligente et noble. Mais ce qui l'attira en elle n'avait rien à voir avec tout cela. Yveline de Barbesac, âgé de quelques 16 ans, était alors en grand conflit avec son père qu'elle cherchait à tout pris à faire enrager. Quoi de mieux pour cela que de fricoter avec un soldat de passage en ville et plus âgé qu'elle. Calev perçut rapidement son manège et joua le jeu, appréciant le fait que cette histoire ne le rappellerait pas à ses obligations auprès de Lantenes.
Cette histoire dura deux semaines durant lesquelles Yveline ne manqua pas de mettre son aventure sous le nez de son père, s'affichant devant lui avec cet homme. Mais tout pris fin lorsque le noble seigneur, exaspéré, envoya sa fille à l'autre bout du pays pour rencontrer l'homme auquel il la fiançait. Il avait fait exprès de lui choisir un époux si loin afin que celui-là n'apprenne pas son incartade et que Calev et elle ne puisse pas se revoir. Mais ce n'était pas dans l'intention du jeune soldat qui tenait trop à sa vie actuelle pour la gâcher avec une fille telle qu'Yveline. Il avait voulu passer un bon moment et tous deux en gardèrent un agréable souvenir mais aucun sentiment n'avait animé leur geste.

Quelques années plus tard, Calev entretenu une relation plus longue avec une paysanne veuve et mère de 4 enfants. A chaque permission, il s'empressait de retourner la voir, passant plusieurs semaines chez elle. Il l'aidait dans le travail de la ferme et ses enfants l'aimaient beaucoup. Légèrement plus âgée que Calev, Miléna éprouvait des sentiments pour son amant, qu'elle savait réciproque mais pas aussi fort qu'elle l'aurait voulu. A chaque fois que l'Ordre le rappelait, il parlait, le cœur en joie, se retournant à peine sur son chemin. Elle savait son amour pour sa vie plus fort que ses sentiments pour elle. Elle attendit trois ans de voir si les choses évolueraient... mais rien ne se passa. Alors, elle finit par chercher un nouveau mari. Un homme qui resterait auprès d'elle pour partager sa vie à la ferme et protéger ses enfants. Mais elle ne le fit pas dans le dos de son amant. Elle attendit une de ses permissions pour lui en parler. Comme avec Yveline, Calev le prit bien. Il était d'accord avec elle sur le fait qu'il n'était pas prêt à sacrifier sa vie de nomade soldat pour le moment et qu'il était mieux pour elle qu'elle se trouve un mari.
Ils se firent leurs adieux et Calev, alors âgé de 27 ans, partit le lendemain matin, souhaita avec sincérité à Miléna tout le bonheur du monde.


Aujourd'hui, Calev fait toujours partie de l'escadron des Manticores. Le Lieutenant Régehn a prit sa retraite en 761 et Servin est passé Capitaine de l'Ordre en 765. Il avait été proposé pour prendre le commandement de l'escadron mais il refusa avant même que l'on prenne la décision pour lui. Il avait l'esprit d'équipe et était fin stratège mais il ne se sentait pas capable de jouer le rôle de Lieutenant. Ce fut donc un membre d'un autre escadron qui fut nommer à ce poste. Celui-ci, conscient du potentiel de l'archer, le prit non pas comme bras droit mais comme conseiller. Il représenterait les archers de part ses compétences et pourrait, si nécessaire, les commander.
Calev a donc évolué plus qu'il ne l'aurait souhaité. Il garde encore à l'esprit la disparition de son père et d'Ultras, souhaitant ne pas les oublier. Chaque année, au moment de la déclinaison des saisons, son humeur s'assombrit avec le souvenir des évènements survenus à la même période en 751 et 753.



Résumé :
-735 : Mariage de Anne Merel de Gurion et Hugo Ibelain de Lantenes
-736 : Naissance de Calev Ibelain de Lantenes
-737 : Décès d'Anne Ibelain de Lantenes
-751 : Décès de Hugo Ibelain de Lantenes et destruction du château de Lantenes
-752 : Départ de Calev pour rejoindre l'Ordre du Bastion de l'Aube
-753 : Calev Ibelain de Lantenes devient Calev Destrevent et rejoint l'escadron des Manticores
-Début 754 : Mort d'Ultras par les araignées géantes dans la montagne d'Archiadia
-758 : Liaison entre Calev et Yveline de Barbesac
-760 à 763 : Relation entre Calev et la paysanne Miléna
-761 : Départ en retraite du Lieutenant Célébrus Régehn
-765 : Promotion de Servin de Brimolost au rang de Capitaine de l'Ordre, arrivée d'Amédée Taurus à la tête de l'escadron et promotion de Calev Destrevent au titre de conseiller.


Dernière édition par Calev Destrevent le Mar 21 Oct 2014 - 22:48, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Calev Destrevent de l'Ordre du Bastion de l'Aube (Archiadia) [Haldren]   Dim 19 Oct 2014 - 20:26

Bonjour, c'est Macabre !

Voilà, j'en parle depuis longtemps et ça y est : j'ai enfin posté ma fiche et je la considère comme terminée !
Enfin, j'aurais peut-être une chtite modification à faire dans la description physique car je viens de trouver un avatar et il faut que je le modifie un tit peu. Pas de grands changements, juste la couleur de cheveux et la barbe. Donc rien de fondamental.

Je trouve la description mentale un peu pauvre mais peut-être mon correcteur me donnera des pistes pour m'aider s'il est du même avis que moi.

Bonne lecture parce que je me suis lâchée ! Mais j'ai changé tellement de fois d'avis que j'ai hâte d'avoir un avis extérieur...


Edit : Avatar modifié ! Description OK.
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MessageSujet: Re: Calev Destrevent de l'Ordre du Bastion de l'Aube (Archiadia) [Haldren]   Mar 21 Oct 2014 - 9:05

Ok pour ce DC, tu as passé la barre des 350 points avec Macabre (il faudra d'ailleurs que je pense à te monter au niveau "bon rôliste", n'hésites pas à me le rappeler si j'oublie ou à demander à Finou Wink).

*passe en mode relecture de fiche*

Bon, voici mes remarques :

Like a Star @ heaven La taille que tu indiques pour la seigneurie de Lantenes n'est pas cohérente avec la carte de Nûmendor. Regardes-y bien les échelles de distance et tu verras que la cité d'Eldorim n'est elle-même qu'à 100 km de la frontière des Terres Neutres. Une châtellenerie n'exerce son autorité qu'à une échelle bien plus restreinte, tu peux donc te contenter de parler des "terres alentours" sans préciser de chiffre.

Like a Star @ heaven J'ai du mal à comprendre pourquoi le territoire qui résulte de la fusion de Gurion et de Kerriel est renommé Lantenes suite au mariage d'Anne et de Hugo. Ca arrive comme un cheveu sur la soupe alors que je m'attendais à ce que l'ensemble prenne le nom de la seigneurie la plus influente des deux, ou que l'on accole les deux noms pour désigner l'ensemble. Il faudrait être plus explicatif.

Like a Star @ heaven Ce n'est qu'un avis, mais je trouve que la culpabilité ressentie par Calev vis-à-vis de la mort de son père est un peu exagérée au vu des évènements de l'histoire. Il n'est strictement pour rien dans la mort de son père puisque c'est son cheval qui l'a désarconné. Si encore Calev avait eu peur ce jour là et s'était enfui, on comprendrait qu'il soit rongé par le remords et qu'il se sente indigne de prendre sa place à Lantenes. En plus, cela serait cohérent avec la panique qui le prend dans son premier combat avec le Bastion.

Like a Star @ heaven Le Bastion de l'Aube, justement, ressemble plus à un ordre de chevalerie local qu'à un véritable groupe de mercenaires, que ce soit en terme d'organisation que de motivation. Des mercenaires n'ont que faire d'une gérante de maison ou d'un page, et leur loyauté n'est basée que sur l'argent versé. Il faudrait soit les amener carrément vers la chevalerie, soit leur donner un côté plus cynique et intéressé.

Like a Star @ heaven La terme d'élection chez les araignées sonne étrangement. "Désigner" serait plus cohérent, les araignées ne votent pas.

Like a Star @ heaven L'histoire avec les araignées me gène sur deux points.
=> D'abord, Ultras. Il a disparu, mais pas trace de son corps, ce qui laisse supposer que les araignées l'ont emmené dans leur garde-manger (d'ailleurs, c'est bien le cas). Dès lors, il est incohérent que les Manticores ne fassent rien, Ultras est peut être vivant et emprisonné dans un toile pour servir de repas. Abandonner un compagnon à une mort atroce alors qu'ils pourraient le sauver est totalement en désaccord avec le code de loyauté dans la compagnie.
=> Ensuite, la façon dont Calev vient à bout des araignées aussi aisément. Une araignée géante mesure plusieurs mètres, et ce n'est pas la mort de la reine qui va toutes les faire fuir leur nid en panique.
Il faudrait retravailler ce passage. Je t'invite à m'en parler par MP ou par Skype.
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MessageSujet: Re: Calev Destrevent de l'Ordre du Bastion de l'Aube (Archiadia) [Haldren]   Mar 21 Oct 2014 - 18:47

Like a Star @ heaven Taille du territoire : Modifié. j'ai enlevé les distances

Like a Star @ heaven Fusion des territoires : Modifié. Je ne parle plus de Kerriel que j'ai remplacé par Lantenes (vu que c'était le nom que je voulais garder).

Like a Star @ heaven Culpabilité de Calev : Est-ce que c'est plus clair avec la description mentale que j'ai faite aujourd'hui ? (Attention, j'ai refait la physique aussi.) Je te laisse lire, tu me diras si c'est suffisamment explicite...

Like a Star @ heaven Bastion de l'Aube : Modifié. Je l'ai passé en ordre de chevalerie. J'oubliais que ça existait sous cette forme.

Like a Star @ heaven Election des araignées : Modifié. Ce sont mes doigts qui ont fourchés !

Like a Star @ heaven Histoire des araignées : J'ai deux suggestions qui ne demanderaient pas beaucoup de modification. J'attends de te croiser sur skype. Smile
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MessageSujet: Re: Calev Destrevent de l'Ordre du Bastion de l'Aube (Archiadia) [Haldren]   Mar 21 Oct 2014 - 22:49

Voilà, j'ai fait les quelques modifications dont nous avons parlé.
Dis-moi si c'est suffisant.
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MessageSujet: Re: Calev Destrevent de l'Ordre du Bastion de l'Aube (Archiadia) [Haldren]   Jeu 23 Oct 2014 - 10:22

Cela me convient, c'est donc avec plaisir que je peux dire...


N'oublie pas...

De créer ton inventaire ici
De créer ton journal ici

Voici quelques liens qui te seront utiles :

Demande de RP's
Questions et Suggestions

N'hésites pas, si tu le souhaites, à rédiger un bg pour le Bastion. Ce groupe à la frontière entre la troupe de mercenaires et l'ordre de chevalerie pourrait servir dans le cadre de quêtes ou d'event.
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