AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Macabre

avatar

Féminin Messages : 124
Expérience : 380
Age : 30

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 73 ans
Inventaire:

MessageSujet: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Mer 25 Juin 2014 - 20:03

Perchée dans l'un des arbres du jardin, Macabre profitait une fois encore de la solitude. À son retour, elle avait bien essayé de s’acclimater à cette nouvelle vie et à ce peuple qui devait être le sien mais tout ne se passait pas forcément comme cela avait été prévu. Soit on la dévisageait de par son allure des plus étranges et dérangeantes, soit on détournait le regard. Certains évitaient même de se retrouver sur son chemin ou dans la même pièce qu’elle.

Mais tout ceci ne perturbait pas vraiment la petite sauvageonne. Ayant toujours été seule, interdite de tout contact social autre que celui de maître-esclave, elle vivait parfaitement bien sa solitude. La raison pour laquelle elle s’isolait était bien plus pratique : du fait du comportement des autres à son égard, elle n’avait tout simplement plus grand chose à observer. Elle ne s’interrogeait nullement sur ce qui les poussait à agir de la sorte, n’ayant pas vraiment conscience qu’il n’y avait là rien de normal. Ainsi, elle ne pouvait remettre en question son propre comportement qui était la cause de ce ressentiment.
Il fallait bien avouer qu’elle n’était pas la jeune elfe la plus avenante de la forêt. Ses regards étaient vides et elle ne se cachait pas lorsqu’elle détaillait quelqu’un de la tête au pied. Elle apparaissait et disparaissait à la vue de quiconque à loisir, la furtivité étant devenue une seconde nature chez elle. Et puis elle se posait souvent dans un coin pour écouter les conversations en fixant les différents protagonistes qui finissaient par partir, gênés.

Elle avait toutefois quelques contacts humains avec des elfes de la maisonnée. Fineldor était de loin celui qu’elle côtoyait le plus. Il avait la particularité de ne pas réagir de la même manière que les autres à son comportement hors normes et passait du temps à lui expliquer les codes sociaux qu’elle avait encore du mal à intégrer. Il tentait également de lui apporter un peu d’éducation car il avait rapidement découvert que la pauvre ne savait ni lire ni écrire et que faire des additions étaient une misère… Chaque jour, Macabre apprenait à dessiner les lettres de l’alphabet qu’elle ne connaissait pas encore par cœur et comptait à l’aide de cailloux pour mieux comprendre le système de l’addition et de la soustraction. Elle n’aimait guère la sensation de la plume sur le papier qui venait lui chatouiller les ongles et les dents et elle n’avait guère la patience requise pour passer plus de quelques dizaines de minutes assise à un table à essayer de tracer de tous petits traits maladroits et difformes. Les « cours » ne prenaient donc guère plus d’une heure par jour en règle générale, même s’il était arrivé à quelques reprises que Fineldor demeure à ses côtés un peu plus longtemps pour l’entretenir de choses et d’autres.

Repensant à la séance d’écriture de ce matin-là, Macabre agita sa main droite comme si les chatouillis la reprenaient. Elle maudissait en silence l’inventeur de l’écriture, se demandant s’il n’aurait pas pu penser à un système autre que celui de la plume et du papier.

Puis, son attention fut attirée par un bruit un peu plus loin dans les jardins. Tournant son regard dans la direction d'où émanait le son, elle en chercha la source. Tout ce dont elle était sûre, c'était que quelqu'un marchait dans sa direction. La petite elfe demeura ainsi quelques courtes secondes avant de disparaître dans l’ombre du tronc contre lequel elle était appuyée.
Revenir en haut Aller en bas
http://club.ados.fr/idyle-ideale/photo/
Fineldor Elwëndrion

avatar

Masculin Messages : 332
Expérience : 340
Age : 29
Localisation : Vers Marseille

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 185 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Ven 18 Juil 2014 - 21:07

Cela faisait si peu de temps. Quelques semaines, moins d’un mois. Et pourtant, il avait la sensation qu’il l’avait recueillie depuis bien plus longtemps. Une simple voleuse qu’il avait découverte, et qu’il avait libérée de ses chaines. La raison ? Il se la demandait encore… Etait-ce par ce qu’elle était une jeune haut-elfe, de son peuple, qu’il avait fait serment de protéger ? Ou était-ce autre chose ? Même lui ne savait pas. Toujours était-il qu’elle était là désormais. Il s’était porté garant d’elle, comme son protecteur, et tentait de la réhabituer à la vie en liberté, de l’éloigner des pensées de l’esclavage. C’était chose bien difficile. Elle continuait à scruter le monde et les gens sans vraiment se soucier de l’effet de ses regards. Elle parlait bien peu, en dehors de quelques rares personnes, dont lui-même. Si elle avait commencé à reprendre des forces, elle restait physiquement assez maigre et fragile. Ses vêtements, même si loin des loques qu’elle portait au début, n’étaient pas encore des plus adaptés pour une jeune fille. Et que dire de son visage et de sa coiffure. Son éducation aussi était à revoir, et Fineldor Elwëndrion, en digne protecteur, avait entreprit de lui apprendre à lire et à compter. Il fallait reprendre au début tant elle ignorait même les lettres de l’alphabet. Les cours étaient fastidieux. Si les opérations mathématiques simples ne lui posaient pas de grands soucis, la lecture et l’écriture étaient laborieuses, et elle était plus que réticente à utiliser une plume. Parfois, il entreprenait également de lui parler de leur peuple : son histoire, ses coutumes, son fonctionnement, ses cités… Tant de choses à lui apprendre.

Il ne désespérait pas de parvenir à faire d’elle une digne haut-elfe, mais cela serait long. Pourtant il n’avait aucun regret. S’il devait un jour devenir prince de Fildor, il devait prouvait qu’il était capable de veiller et prendre soin des siens. C’était certes à bien petite échelle que de sauver une esclave, s’il on comparait cela aux milliers d’individus de la principauté. Mais les plus petits gestes ont leur importance, et celui-ci était probablement l’un des plus importants aux yeux du conseiller. Ses journées étaient donc rythmées entre les conseils, les audiences, la gestion de sa demeure et de son patrimoine, et l’éducation de la petite Macabre. Au point qu’il ne trouvait plus guère temps de lire ou de profiter de ses jardins.

Ce matin-là, la séance d’écriture s’était déroulée comme à l’accoutumée. La jeune Macabre avait été plutôt dérangée par la plume et les tracés, et les difficultés avec les lettres étaient toujours de rigueur. Fineldor avait de plus décidé de passer la majeur partie du temps sur l’écriture, délaissant quelque peu les calculs, ce qui n’avait pas été pour plaire à sa protéger. Mais elle devait apprendre et comprendre que l’on ne faisait pas toujours ce que l’on voulait dans la vie.

Une fois la séance achevée, il avait entreprit de régler quelque affaire personnelle. Installé dans sa bibliothèque, il épluchait divers ouvrages, manifestement à la recherche de quelque information, lorsque Thanenrïl, qui servait sa famille depuis bien des décennies, vint l’interrompre. Il lui expliqua qu’une haute-elfe qui disait se nommer Enoriel Therendrion, souhaitait le voir pour une affaire assez importante. Fineldor eut un sourire, posa ses livres, et alla lui-même saluer celle qui avait dû attendre devant son entrée.

«Dame Enoriel, que voilà une visite que je n’attendais guère. Dois-je en déduire que vous avez délaissés vos nuits d’insomnies parmi les registres, pour venir me voir en cette matinée ?»

Petit accueil taquin, comme à son habitude. Toutefois, il n’y avait rien d’offensant ou d’agressif, juste de quoi entretenir leurs habitudes. Elle lui expliqua la raison de sa venue, un ouvrage traitant de certains sujets de la principauté. Le haut-elfe disposant d’une bibliothèque des plus fourni, il envoya sa conseillère Feraliwë, qui était en charge de la recherche des nouveaux ouvrages, s’enquérir de la demande. La recherche promettant de prendre un peu de temps, il proposa en attendant à son invitée de venir profiter de ses jardins. C’est en déambulant et en discutant de choses et d’autres, sur le futur prince, l’avenir de leur peuple et tant d’autres choses, qu’un sujet particulier fini par venir au centre de la discussion.

«Mais dites-moi, Dame Enoriel, je suppose que vous vous souvenez de la jeune elfe autrefois esclave que j’ai prise sous ma coupe ? Je vous en ai plusieurs fois parlé, et j’ai maintes fois envisagé de vous la faire rencontrer. Maintenant que vous êtes en ma demeure, peut être serait-ce là une bonne occasion de faire sa connaissance ? J’avoue d’ailleurs que je pourrais avoir besoin de certains de vos talents, la concernant. Vous le constaterez probablement par vous-même d’ailleurs.»

Ce discours n’était bien évidemment pas anodin. Non seulement cette demande d’aide était réelle, tant l’ignorance du haut-elfe en certains domaines était avouables. Mais aussi et surtout, le sujet n’était pas arrivé par le plus grand des hasards. Car le mage qu’était Fineldor Elwëndrion avait appris, par le passé, à ne pas ignorer ce qui se passait autour de lui. Et il y avait fort à parier que la principale concernée n’était pas bien loin, tant il commençait à connaitre ses habitudes…
Revenir en haut Aller en bas
Enoriel Therendrion

avatar

Féminin Messages : 28
Expérience : 85

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 187
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Mar 22 Juil 2014 - 23:42

Du repos, enfin... Depuis le temps que mon corps réclamait des nuits complètes de sommeil et un arrêt des nombreuses réunion et recherches, voilà qu'enfin je me prenais quelques jours de repos bien mérité ! Trois jours, pas plus, sinon je sentais que derrière mon dos certains conseillers allaient commencer à avoir de mauvaises langues. J'étais rentrée chez moi seulement hier matin pour la simple et bonne raison que la veille au soir j'avais repassé du temps à chercher après avoir réglé un dernier détail avant de me prendre ces jours de repos. J'avais la chance d'être encore jeune, je pouvais mieux encaisser ces manques réguliers de sommeil. Par contre, je pus voir hier soir que je n'étais pas immunisée contre la fatigue : pour une fois que je prenais le temps de me laisser aller à la magie, travaillant sur certains projets plus ou moins éreintants, je ne tardais pas à avoir envie de laisser le sommeil me reposer. J'étais donc rentrée dans ma chambre alors qu'il faisait encore jour et que l'heure du dîner n'était pas encore arrivée, pour au final me réveiller seulement en milieu de matinée.

En me réveillant, j'eus tout d'abord un peu de mal à réaliser que cette journée qui s'annonçait était une journée "pour moi", sans avoir à me donner à fond pour la principauté. Certes je resterais vigilante au vent, mais bon... voilà quoi, pour une fois ! Les gardes de la forêt étaient assez grands pour que nous n'ayons pas trop de problèmes. Je me levai donc et prit le temps de me laver, me faire suffisamment belle pour sortir dehors et profiter d'un bon petit déjeuner en compagnie du gérant de la demeure, Llawlyn. Depuis que j'avais repris en main le conseil princier, en l'attente d'un nouveau prince, je n'avais pas beaucoup eu le temps de le voir...


"Dis-moi Enoriel... pourquoi t'entêtes-tu à garder le contrôle du conseil princier ? Cela te prend bien plus d'énergie que ça ne le devrait.
-Il faut bien que quelqu'un prenne en charge le conseil en attendant qu'un nouveau prince soit élu, non ? Enenvar n'aurait pas aimé savoir tous ces nobles faire ce qu'ils veulent.
-En parlant d'Enenvar... tu ne te présentes toujours pas à l'élection, et pour les mêmes raisons ?
-Non, Llawlyn.
-Pourtant bien des gens auraient reconnu que tu étais tout à fait capable de monter sur le trône princier... d'autant plus que ta puissance magique répond bien plus aux critères des Therendrion qu'autre chose !
-Llawlyn... Quand laisseras-tu mon oncle en paix à ce sujet ? Il était le fils aîné et était tout à fait capable de régner, comme il a pu le montrer jusqu'à sa mort. Il faut croire que mes grand-parents ont préféré déroger à la normalité familiale. Je lui souris comme pour rassurer le vieux rabougri qu'il savait être.
-Bpfffff... Je n'ai jamais aimé ton oncle et tu le sais ! Quoi qu'il en soit, ce n'était pas de ça dont je voulais te parler.
-Vraiment ?
-On commence à raconter que ce serait de ta faute si la dernière élection n'avait toujours pas eu lieu, et non pas parce que le conseil serait incapable de se décider... Ça énerve certains de tes conseillers. Est-ce vrai ?
-Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous n'allons pas aussi rapidement que le roi le voudrait. Et tant que nous pouvons assurer une stabilité de la principauté, je pense que ça n'ira pas plus vite.
-Cela va t'apporter des problèmes, Enoriel... Je n'ai pas envie de voir la lignée des Therendrion s'éteindre si rapidement.
-Ne t'inquiète pas pour moi. Je saurais me défendre, si besoin est.

Ayant terminé de manger, je me levai tout en le rassurant une dernière fois. Je savais ce que je faisais et même si je ne pouvais pas lui affirmer qu'en effet je faisais tout pour retarder l'échéance, malgré qu'il soit la personne en qui j'avais le plus confiance, je lui en avais assez dit pour qu'il le devine. Llawlyn était loin d'être un elfe quelconque, à mon goût : il était très intelligent et d'un dévouement sans faille pour mes parents - et pour moi par extension. En même, il devait beaucoup à mes parents... certainement plus que je ne le croyais même.

-Enoriel ?

-Oui ?
-J'ai quelque chose à te donner... Il se leva pour prendre un vieux carnet relié de cuir dans une étagère. J'ai trouvé ceci au fond de la bibliothèque, en prenant un vieux livre traitant plantes. Le bois s'était cassé, laissant apparaître le livre... Je me suis permis de le feuilleter. Je pense que ça devrait t'intéresser, ce sont des écrits de ton père concernant ses travaux en aéromancie."

Prenant le bouquin avec délicatesse, je remerciai Llawlyn avec un grand sourire sincère comme peu de gens en avaient pu voir de ma part. Je caressai la couverture du manuscrit vieille de près de 170 ans et me décidai à l'ouvrir. Moment des plus touchants, jusqu'à ce que mon instinct de détective amatrice ne se réveille en sursaut : la dernière date inscrite sur le carnet était celle de la veille de sa mort...

Une bonne demi-heure plus tard, je me dirigeais vers la propriété d'un autre seigneur de Fildor, un à qui je me devais presque de demander quelque chose. Ce n'était pas par rapport à la mort de mes parents mais par rapport à celle de mon cousin. Il y avait toujours ce livre de mes souvenirs dont je n'arrivais pas à mettre la main dessus... J'avais passé un temps fou à fouiller les lieux crédibles de la bibliothèque de Fildor, celle de la demeure familiale (côté Enerion) et pour finir celle de mes parents. Rien ! Et pourtant, je me souviens avoir lu à voix haute la première page de ce livre et qu'Enerion m'avait expliqué que ce livre avait pour particularité d'être extrêmement précis sur la principauté et les différents princes ayant existé depuis Fildor lui-même. Mais rien, toujours rien malgré mes recherches. C'en était exaspérant à la fin.

Je dus attendre un certain moment, debout devant l'entrée du seigneur haut-elfe Fineldor Elwëndrion, qu'il daigne bien descendre m'accueillir. Oh, pas que je trouvais ça insolent de sa part, le domestique qui m'avait vue ne semblait même pas savoir qui j'étais... là c'était blessant, par contre. Mais mon esprit était plutôt à ce carnet de magie que j'avais emporté avec moi dans ma sacoche. Mes parents étaient morts et je pourrai bientôt savoir lequel était-ce ! Il fallait juste que je sois assez patiente jusqu'à cet après-midi, contrairement à certains de mes collègues qui commençaient (enfin) à perdre patience concernant l'élection du futur prince. Je sentais qu'il allait falloir que je demande à une certaine personne de trouver certains renseignements pour moi, en toute discrétion, suite à mes quelques jours d'absence... Oui, à partir de maintenant toute cette histoire allait se corser et petit à petit les mauvais prétendants feront assez de mauvais pas pour être éjectés de la liste. Je savais me montrer énervante et certains allaient l'apprendre à leurs dépends !


"Dame Enoriel, que voilà une visite que je n’attendais guère. Dois-je en déduire que vous avez délaissés vos nuits d’insomnies parmi les registres, pour venir me voir en cette matinée ?
-En effet Fineldor, auriez-vous oublié que je suis en repos aujourd'hui ? Mais rassurez-vous, c'est bien de registre dont je viens vous parler aujourd'hui.

Quoique mon ton fut un peu froid, je lui souris quand même. Mais c'était loin d'être le grand sourire chaleureux adressé à Llawlyn le matin-même. Je n'avais pas tant que ça l'envie de taquiner ce matin. Une fois entrée dans sa demeure - il n'allait quand même pas me laisser à la porte tout de même ! - je lui expliquai la raison de ma venue.

-Je suis venue savoir si vous n'auriez pas en votre possession un livre traitant avec détails de la principauté ainsi que des différents princes qui ont régné ici depuis Fildor. J'ai déjà regardé dans nombre de bibliothèques - y compris celle princière -, je n'arrive pas à trouver mon bonheur, si je puis dire.

Fineldor eut la bonté d'accéder à ma requête, sans pour l'instant me demander quelle était la raison de cette recherche. Étant donné qu'il envoya l'une de ses conseillers s'occuper de fouiller sa grande bibliothèque, il me proposa d'aller dans les jardins, profiter un peu en attendant. J'acceptai volontiers cette petite marche qui ne me ferait que le plus grand bien, d'autant plus qu'étant donné que nous allions discuter j'avais envie de savoir de quel "bord" était ce conseiller. Nous parlâmes de choses et d'autres, du poste de prince, de la principauté, du conseil, du jardin - oui il me fallait bien reconnaître qu'il savait l'entretenir et avec goût... J'avais beau être en pause détente pendant ces deux jours qui restaient, je me comportai tout simplement comme la régente du conseil princier : avec un peu de distance, conseillant si besoin il y avait, ne donnant que des faits et non mon opinion autrement, posant des questions de temps à autres... J'écoutais tout ce qu'il racontait, analysait beaucoup, cherchait à savoir autrement qu'en usant de la parole s'il faisait partie de ceux qui commençaient sérieusement à flancher. Je laissai même dans la conversation échapper un "Et dire qu'alors que les gens commencent à trouver que l'élection soit longue, nous ne pouvons encore réellement voter pour un nouveau prince...", placé là où il fallait, pour voir sa réaction. Encore au dernier débat je leur avait sorti bien des choses véridiques qui empêchaient que l'élection se fasse maintenant, aussi je n'avais normalement pas à me répéter auprès de Fineldor. Nous continuâmes à avancer, tout en discutant, jusqu'à ce que le sujet change peu à peu de direction.

-Mais dites-moi, Dame Enoriel, je suppose que vous vous souvenez de la jeune elfe autrefois esclave que j’ai prise sous ma coupe ? Je vous en ai plusieurs fois parlé, et j’ai maintes fois envisagé de vous la faire rencontrer. Maintenant que vous êtes en ma demeure, peut être serait-ce là une bonne occasion de faire sa connaissance ? J’avoue d’ailleurs que je pourrais avoir besoin de certains de vos talents, la concernant. Vous le constaterez probablement par vous-même d’ailleurs.
-Il est vrai que tant qu'à être ici, autant la rencontrer ! De quels talents auriez-vous donc besoin pour faire appel à moi ? Enfin... Toujours les mêmes qu'à notre première conversation la concernant, je suppose ?"

Ne connaissant aucunement la petite Macabre, je ne me doutais pas que Fineldor prenait cette parole à ce moment donné parce qu'il s'était douté qu'elle serait dans le coin. Aujourd'hui, je ne le savais pas encore mais j'irais de surprises en surprises...
Revenir en haut Aller en bas
Fineldor Elwëndrion

avatar

Masculin Messages : 332
Expérience : 340
Age : 29
Localisation : Vers Marseille

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 185 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Dim 27 Juil 2014 - 16:06

La réponse formulée par la gardienne fut teinté d'un ton moins enjoué qu'à l'habitude. Et nulle taquinerie pour venir répondre à la sienne. Soit le sujet en question était extrêmement sérieux, soit il y avait eu quelque chose de suffisant important pour la contrarier. Malgré tout, elle fit l'effort de lui sourire, même si ce sourire était bien moins chaleureux que ceux dont il avait l'habitude. Mais il n'en tint pas compte, et l'accueillit en sa demeure. Après tout, il avait été reçue il y a peu dans les appartements de celle qui lui rendait désormais visite. Il semblait logique de lui rendre la pareille, Fineldor mettant un point d'honneur aux règles de la politesse élémentaire. L'accueillant donc du mieux qu'il put, et après s'être enquit de la raison de sa visite, ils partirent tous les deux vers les jardins en attendant de connaitre les résultats de la recherche.

Leur conversation au cours de leur balade porta sur divers sujets, toutefois, elle s'intéressa davantage à ceux portant sur l'avenir de la principauté, et l'élection du prochain prince. Elle laissa même glisser une phrase, laissant sous-entendre que l'élection ne pouvait encore avoir lieu, quoiqu'en pense les autres conseillers. C'était là un sujet partiel de désaccord entre les deux. Si elle considéré que personne ne ressortait encore, et que trop d'éléments empêchaient un vote, Fineldor jugeait différemment. Certes, la période était instable et aucun candidat ne semblait encore se dégager. Mais à trop laisser la principauté sans personne à sa tête, on ne faisait qu'augmenter l'instabilité. D'autant que la principauté était à la frontière des terres neutres, et la première ligne de défense face aux intrus et adversaires, notamment l'empire de Méridian. Si personne ne pouvait coordonner la lutte contre ces vils humains... Au lieu de cela, les différents conseils se perdaient en conjoncture sur les qualités que devraient avoir le futur prince. Pour sa part, il respectait le point de vue d'Enoriel, mais c'était bien une des seuls, les autres ne cherchant qu'à gagner du temps... et des partisans.

La discussion politique dériva jusqu'à s'orienter sur la jeune esclave désormais libre que le haut-elfe avait pris sous sa protection. Il l’avait déjà évoquée plusieurs fois, notamment lors de cette visite dans les appartements de la protectrice. Lorsque Fineldor proposa de profiter de cette occasion pour la lui faire rencontrer, elle semblait favorable, ne manquant pas de glisser une petite phrase quant aux "services" qu'il lui avait demandée. Il ne put retenir un sourire. Elle semblait moins focalisée sur le sérieux de sa venue et se détendait peu à peu.

Se tournant vers le jardin, d'apparence dépourvu d'être vivant hormis les plantes, les arbres et les fleurs, Fineldor Elwëndrion esquissa un geste invitant à se rapprocher. Il était compliqué de dire vers où ce geste était réellement dirigé. Lui-même n'aurait su dire où était exactement située la jeune Macabre, mais il l'avait sentie, il avait senti l'usage de sa magie, si caractéristique parmi les siens.

Descendant de branche en branche d’un arbre proche, la jeune elfe fini par arriver sur le sol, juste devant les deux interlocuteurs. Comme à son habitude, elle avait fait preuve de toute la discrétion possible. Et n’eut été la magie, il y avait fort peu de chance qu’il ait pu la découvrir. Esquissant un sourire devant une telle entrée, Fineldor entreprit de faire les présentations.

«Enoriel Therendrion, je vous présente la jeune Macabre, qui est désormais sous ma protection. Macabre, voici Enoriel Therendrion, une de celle qui travaille avec moi au conseil, ceux qui dirigent la cité. Elle est actuellement celle qui commande dans cette ville, et j’ai de l’estime pour elle, donc je te demanderais de la respecter comme une invitée.»

La demande avait été faite poliment, mais il n’entendait pas à ce qu’il y ait le moindre refus, cela allait de soi.
Revenir en haut Aller en bas
Macabre

avatar

Féminin Messages : 124
Expérience : 380
Age : 30

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 73 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Dim 27 Juil 2014 - 16:33

Macabre était resté sans bouger, poursuivant son isolement sans faire attention à la conversation qui se tenait en dessous d’elle, cherchant à ne rien voir et à ne rien entendre. Mais, même si vous n'écoutez pas, vous percevez malgré tout votre nom. Aussi prêta une oreille un peu plus attentive lorsqu’elle comprit que l’on parlait d’elle. Non pas qu'elle ait été curieuse mais, malgré tout ce que l'aspirant-prince avait fait pour elle, elle ne pouvait s'empêcher de rester méfiante. C'est ainsi qu'elle compris ce qu'il se tramait.
La présenter à la dame elfe ? C’était bien la première fois qu’elle entendait une chose pareille. Elle côtoyait toute la maisonnée mais on ne l’avait finalement présentée qu’à bien peu de monde, et encore moins à des personnes extérieures au personnel de Fineldor.
Alors, Macabre tourna la tête et scruta la nouvelle venue du regard. Mais elle était un peu trop loin à son goût pour vraiment la voir. Elle sortit donc de son ombre et passa sur la face cachée de l’arbre pour descendre le long du tronc sans faire le moindre bruit. Une fois arrivée à mi-hauteur, elle avança silencieusement le long des branches de manière à arriver au dessus des deux elfes et elle reprit son observation. La dame était grande (mais quel elfe ne l’était pas à ses yeux ?), d’une allure soignée et visiblement aisée. Elle écouta sa voix et ses paroles, observant ses gestes et sa posture. Elle avait reçu une éducation qui devait être proche de celle de son protecteur.

Finalement, Fineldor lui fit signe d'approcher comme s'il savait qu'elle était là. Cela n’avait rien de vraiment étonnant pour Macabre qui avait déjà pu constater les capacités de l’aspirant-prince. Après tout, il ne s’était certainement pas rendu sans raison dans la bibliothèque où elle était en train de dérober le livre de Baenfere. Toutefois, savoir qu’elle était là était une chose… La trouver en était une autre. Mais, si la petite elfe n’aimait pas vraiment la compagnie, elle n’avait a priori pas de raisons de se cacher dans le cas présent car elle ne pressentait aucune menace émanant de la nouvelle venue.
Ce fut alors comme si le soleil pouvait enfin atteindre la petite silhouette perchée dans l’arbre qui devint alors visible à tous. Elle demeura encore parmi les feuilles une petite seconde avant de réaliser quelques pirouettes (toujours silencieuses) qui l’amenèrent jusqu’à la dernière branche. Là, elle réalisa une dernière acrobatie afin de se rapprocher le plus possible du sol avant de lâcher prise et d’atterrir sur la terre ferme avec autant de légèreté que le pouvait une jeune fille de sa taille et de son poids.

Le regard de Macabre se porta aussitôt sur l’étrangère, l’observant cette fois-ci de face et à même hauteur. Pas de salut, pas de révérence, pas de bonjour pour l’accueillir. Les bonnes manières étaient encore loin de faire partie de ses us. D’ailleurs, l’écart entre leurs deux mondes ne semblait pas la perturber. Là où un mendiant aurait naturellement courbé l’échine pour faire une courbette qu’il aurait pensé cérémonieuse, elle se tenait droite et fixait la dame de son regard inexpressif. Hormis son aspect sauvage ordinaire, il était évident que cette personne l’intriguait et qu’elle s’en méfiait tout autant. Elle l’intriguait car jamais Fineldor n’avait tenu à la montrer à quelqu’un en particulier, pour des raisons qui lui échappait mais qu’elle appréciait. Après tout, elle n’était pas un phénomène de foire et préférait la tranquillité. Et elle s’en méfiait comme de tout individu inconnu qui croisait sa route, et plus encore si elle devait lui adresser la parole.

«Enoriel Therendrion, je vous présente la jeune Macabre, qui est désormais sous ma protection. Macabre, voici Enoriel Therendrion, une de celle qui travaille avec moi au conseil, ceux qui dirigent la cité. Elle est actuellement celle qui commande dans cette ville, et j’ai de l’estime pour elle, donc je te demanderais de la respecter comme une invitée.»

Macabre haussa les épaules, signe qu'elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il lui précisait de la respecter. Elle n'avait pas l'intention de la mordre... Pour le reste, elle n'avait pas pris conscience que son comportement n'était pas très apprécié et les règles de politesse lui étaient encore parfaitement obscures. Le simple fait de saluer quelqu'un que l'on croise n'était pas encore un automatisme... En cela, oui, elle pouvait paraître irrespectueuse. Mais pour elle, tant de civilité était superflus dans la vie d'une personne, aussi avait-elle d'autant plus de mal à intégrer cette notion.

L'aspect de Macabre, bien qu'encore loin de celui que devait normalement arborer une jeune fille de son âge, s'était pourtant grandement amélioré. Ses cheveux, quoi qu'abîmés, profitaient largement de la lumière retrouvée et s'en était nimbé pour se parer de chatoiements dorés. Ses yeux n'étaient plus ni rouges ni cernés par la fatigue car elle pouvait à présent se reposer à loisir et dormir dès que l'envie s'en faisait ressentir. Les bons soins de Fineldor avaient eu raison de son teint maladif qui s'était peu à peu teinté de beige. Ses lèvres ne souffraient plus du manque d'hydratation et s'étaient épaissies tout en se parant de rose. Son corps, bien qu'encore maigrichon, commençait à remplir ses vêtements. Grâce à une alimentation équilibrée et abondante, son organisme était parvenu à stimuler la croissance de ses muscles qui gonflaient lentement autour de ses os afin d'augmenter le volume de ses membres. Mais sa carrure n'allait pas plus loin et paraissait sèche. Il faudrait encore quelques semaines avant que ses traits de s'arrondissent pour la rendre plus en beauté. Toutefois, quelles rondeurs commençaient à voir le jour au niveau de ses fesses qui prenaient doucement forme. Quant à sa poitrine, elle avait évoqué sans la moindre pudeur quelques douleurs qui étaient apparues quelques jours plus tôt, signe que sa croissance allait bientôt se relancer.
Son corps reprenait donc son travail inachevé et, s'il était trop tard pour corriger sa taille, il n'en était pas de même pour sa silhouette qui entamait sa transformation du stade enfant au stade adolescent. Toutefois, il était une chose que son organisme ne pourrait traiter seul : il s'agissait bien évidemment de ses nombreuses cicatrices. Traces de lames, de flèches, de brûlures ou de fouet, son corps en était recouvert. Vêtue d'une chemise à manche longue et d'un pantalon rehaussé de bottes, seules celles de son visage étaient visibles. Une fissure sur la lèvre inférieure, trois autres sur le sourcil gauche et une fine entaille sur la joue droite... On pouvait donc en compter déjà cinq dans cette petite zone. Cela donnait une idée du nombre total de marques de ce genre qu'elle devait porter...
Revenir en haut Aller en bas
http://club.ados.fr/idyle-ideale/photo/
Enoriel Therendrion

avatar

Féminin Messages : 28
Expérience : 85

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 187
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Dim 3 Aoû 2014 - 14:11

Il ne fallut que peu de temps avant que la dénommée Macabre ne se montre, me surprenant presque de par son agilité et surtout son silence : pas un bruit alors qu'elle descendait de l'arbre branche après branche. J'étais impressionnée, pour tout dire, mais cette impression se changea rapidement en choc : si je savais quel était le passé global de Macabre, je ne m'étais pas vraiment attendue à voir l'état actuel de cette petite... Comment se faisait-il qu'elle soit en si déplorable état alors que cela faisait déjà un certain moment qu'elle était "aux bons soins" de Fineldor ? En plus... pour le coup je m'étonnais moins qu'il y ait du travail à faire mais l'adolescente faisait vraiment sauvage... Il y avait encore toute une éducation à parfaire ! Non mais pourquoi avais-je accepté de l'aider à s'occuper d'elle ? J'allais manquer de temps vu tout ce qu'il devait lui manquer !

"Enoriel Therendrion, je vous présente la jeune Macabre, qui est désormais sous ma protection. Macabre, voici Enoriel Therendrion, une de celle qui travaille avec moi au conseil, ceux qui dirigent la cité. Elle est actuellement celle qui commande dans cette ville, et j’ai de l’estime pour elle, donc je te demanderais de la respecter comme une invitée.

Après m'avoir scrutée de la tête aux pieds, Macabre haussa les épaules, comme si elle ne comprenait pas pourquoi il venait de prononcer ces paroles. Visiblement, elle ne devait pas être habituée à être présentée à des gens - ce que je comprenais... Comprenant que je devais prendre la parole, malgré son manque flagrant de savoir-vivre, je cherchai dans ma tête comment je pourrais ne pas la faire fuir ou éveiller de méfiance en elle. J'affichai un petit sourire sincère avant de reprendre la parole.

-Enchantée de te rencontrer, Macabre. Fineldor m'a beaucoup parlé de toi de ces dernières semaines. Comment vas-tu ?"


C'était un peu bête, je dois l'avouer. Mais, en même temps, je préférais que ce soit Fineldor lui-même qui explique à sa protégée pourquoi il me présentait à elle. Aussi, j'avais laissé un côté maternel s'ouvrir à elle pour lui montrer que je n'étais pas malveillante. A voir ce que cela donnerait.
Revenir en haut Aller en bas
Fineldor Elwëndrion

avatar

Masculin Messages : 332
Expérience : 340
Age : 29
Localisation : Vers Marseille

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 185 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Lun 4 Aoû 2014 - 21:59

Lorsque Macabre descendit avec agilité et grand silence de l'arbre, Fineldor observa amusé la surprise de la protectrice. Apparemment, même si le conseiller l'avait averti quant au type de personne qu'était l'ancienne esclave, dame Enoriel ne s'attendait pas à ce que ce fut à ce point. Lorsque la jeune elfe mit pied à terre, elle observa un moment la nouvelle venue. Depuis qu'elle avait été recueillie par son protecteur, elle n'avait jamais été très douée pour saluer les gens. Au lieu de quoi, elle les détaillait des pieds à la tête, comme pour les sonder, savoir ce qui les amenaient ici et quelles étaient leurs véritables intentions. Dame Enoriel n'y coupa pas. Pas la moindre révérence ou le moindre signe de profond respect. A vrai dire, si elle avait fait face au roi lui-même, il semblait peu probable qu'elle lui montre le moindre signe de respect également. Pour elle, tous se valaient dans leur aspect. En quelque sorte, seules les intentions et la manière d'agir comptait pour le moment aux yeux de Macabre. Ce qui n'était pas forcément dénué d'intérêt, car une personne de haute naissance peut être autrement plus fourbe et mal intentionné que le plus pauvre des paysans. Une abstraction de la classe sociale, en somme. Lui ne s'en focalisait plus.

Lorsqu'il lui demanda de respecter malgré tout son invitée, la petite elfe haussa des épaules. Manifestement, elle n'était pas convaincue. Probablement parce qu'elle pensait que Fineldor faisait référence à son rang ou son statut. Pas seulement, à vrai dire. Dame Enoriel entreprit alors de lui répondre, faisant un premier pas vers elle.

-Enchantée de te rencontrer, Macabre. Fineldor m'a beaucoup parlé de toi de ces dernières semaines. Comment vas-tu ?"


C'était peu mais cela suffirait peut être. Il laissa un instant Macabre "répondre" à sa manière, puis entreprit d'éclaircir les raisons de sa demande de respect.

«Dame Enoriel est quelqu'un que je respecte beaucoup. C'est à vrai dire l'une des rares personnes en qui j'ai suffisamment confiance dans les gens que je côtoie pendant les conseils. Je ne te demande pas de la respecter comme une noble, je sais que tu n'apprécies guère les gens qui parlent trop. Mais considère là comme une invitée et une personne à qui tu peux te confier.»

Il doutait fortement que la petite Macabre se confie à elle. Pas encore du moins. Elle avait déjà tant de mal à se confier à lui.

«Pour tout te dire, je voulais qu'elle te rencontre. Et j'aimerais aussi que nous discutions de quelque chose la concernant, mais te concernant aussi, si ca ne te dérange pas?»

Question de formalité. Il y avait de fortes chances qu'elle y réponde tout juste. Les formalités et la petite elfe... C'était comme vouloir mélanger de l'huile et de l'eau.
Revenir en haut Aller en bas
Macabre

avatar

Féminin Messages : 124
Expérience : 380
Age : 30

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 73 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Mar 5 Aoû 2014 - 20:49

Oui, Macabre était dans un état lamentable aux yeux de la Gardienne mais ce n’était rien pourtant comparé à ce que Fineldor avait découvert en la capturant. Depuis, il prenait grand soin d’elle et la petite elfe se remettait lentement. Chaque jour, elle avait l’impression de ne jamais avoir été en aussi bonne santé.

-Enchantée de te rencontrer, Macabre.

Bien qu’elle n’en montrait rien, la formule avait déjà de quoi surprendre la jeune protégée de l’aspirant-prince. Enchantée ?... Elle ne voyait pas vraiment en quoi on pouvait être enchanté de la rencontrer elle, la pauvresse sans nom venue d’une cave du Darshim. Et le principe de la politesse lui échappant totalement…

-Fineldor m’a beaucoup parlé de toi ces dernières semaines.

Toujours impassible, Macabre pencha légèrement la tête sur le côté, marque de son étonnement. Il parlait d’elle en dehors de la « maison » ? Elle l’ignorait et ne savait pas vraiment quoi en penser. Après toutes ces semaines, il ne lui avait toujours pas donné de raisons de douter de lui et de ses intentions à son égard.

-Comment vas-tu ?

Cette fois, Macabre se redressa dans un léger mouvement de recul de la tête, ouvrant les yeux un peu plus grand. Elle s’était accoutumée à la question lorsqu’elle venait de Fineldor ou de l’un de ses deux conseillers qui prenaient parfois soin d’elle lorsque le Seigneur ne le pouvait pas ou même de la part du garde qui l’avait pris en sympathie depuis sa capture et qui lui rendait régulièrement visite mais jamais aucun « passant » dans la maison d’Elwëndrion ne le lui avait demandé.
Comme à son habitude, la réponse fut courte mais pas dénuée de sens.

Mieux.

Voilà, Macabre avait répondu à la question de la meilleure manière qu’elle le pouvait. Un mot suffisait à résumer l’idée générale : elle était arrivée en piteux état, Fineldor avait pris soin d’elle et maintenant elle se sentait en meilleure forme. Elle n’aurait su formuler tout ceci autrement. Elle n’avait déjà par l’habitude de parler, alors faire une phrase complète quand un mot suffit… Malgré la longueur de sa réponse, Macabre n’avait pas été sèche. Ayant été présentée par son protecteur, elle avait pris la question comme une marque d’attention (une de celles qu’elle parvenait à reconnaître) et non comme une phrase au sens caché doublée de mauvaises intentions. C’était juste un mot prononcé calmement.

Après une seconde, Fineldor reprit la parole et Macabre tourna son regard vers lui, délaissant enfin Enoriel. Son attitude envers lui, et envers les quelques personnes précédemment citées, était différente pour qui savait le remarquer. Elle semblait un peu plus posée et particulièrement attentive à ce qui lui était dit. Lentement, elle développait une certaine confiance en eux. Ils étaient ses points de repères dans ce monde dont elle ne savait que ce que l’on avait pu lui dire (puisqu’elle n’aimait pas s’y mêler…).

J’écoute…

La voix de Macabre était devenue bien moins rauque, ressemblant davantage à celle d’une jeune fille qu’à celle d’une fumeuse de 450 ans… Elle parlait certes peu mais bien plus qu’auparavant et la pratique de la parole avait permis à sa voix de s’éclaircir et de s’adoucir. Elle avait presque du mal à reconnaître sa propre voix par moment.
La tête légèrement tournée sur le côté mais le regard toujours tourné vers Fineldor, elle attendait de savoir ce que l’on voulait d’elle exactement. Non pas qu’elle se méfiait mais on lui présentait quelqu’un avant de lui annoncer que l’on voulait lui parler… Cela faisait beaucoup de nouveautés en quelques instants. Quoi de plus normal que de se poser des questions ?
Toutefois, Macabre semblait prête à entendre ce que l’on avait à lui dire.
Revenir en haut Aller en bas
http://club.ados.fr/idyle-ideale/photo/
Fineldor Elwëndrion

avatar

Masculin Messages : 332
Expérience : 340
Age : 29
Localisation : Vers Marseille

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 185 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Mer 13 Aoû 2014 - 21:05

La tentative de dame Enoriel d'entamer la discussion et de rassurer la petite Macabre fut probablement un échec à ses yeux. Fineldor lui jugea que ce n'était pas si mal. Lorsqu'elle évoqua le fait de déjà la connaitre quelque peu au travers des récits du conseiller, l'ancienne esclave sembla... surprise. La nuance avait probablement échappée à la gardienne, mais pas au nouveau protecteur de Macabre, qui commençait à s'habituer à elle. Le léger penchement de tête n'y trompait pas. Mais ce fut encore plus amusement lorsqu'elle réagit à la question toute bête d'Enoriel, car même Fineldor ne l'avait quasiment jamais vue ainsi. Les yeux légèrement plus ouverts et ce mouvement de recul... Elle se reprit rapidement, comme à l'accoutumé, et se contenta d'une réponse d'un seul mot. Mieux. Mieux par rapport au jour de sa venue certes, mais ce jour-là seul le maitre des lieux et certains de sa maisonnée l'avait aperçue. Il entreprit donc d'expliquer un peu.

«Il est vrai que la pauvre était dans un piteux état lorsque je l'ai... capturée en ma demeure. Ne vous y trompez pas dame Enoriel, telle que vous la voyez elle est en bien meilleure santé qu'il y a quelques semaines.»

C'est vrai que c'était dur à croire à en juger par l'aspect physique de la pauvre enfant, mais c'était pourtant la plus stricte vérité.
Lorsque Fineldor évoqua le fait de vouloir parler à Macabre d'un sujet manifestement important pour elle, elle répondit simplement qu'elle était toute ouïe. Toutefois, sa voix était bien moins grave et usée qu'elle ne l'avait été il y a peu. Une preuve que son état s'améliorait. Qui sait, peut-être bientôt aurait-elle retrouvée la voix qu'elle avait le jour de sa capture au sein du peuple haut-elfique? L'espoir fait vivre, disait-on...

«Bien, la discussion risquant de prendre un peu de temps, que diriez-vous de vous asseoir un peu avant toute chose?»

Une question qui n'en était pas vraiment une, le conseiller princier invitant de la main Enoriel et Macabre à venir s'asseoir sur un banc proche. Une fois tout le monde installé, il entreprit enfin de répondre à la petite elfe.
«Tu le sais déjà, et bien que cela ne te plaise pas forcément, j’ai entrepris de t’apprendre tout ce qui est nécessaire pour vivre parmi les tiens. Car tu l’as compris, désormais tu es une haute-elfe. Je ne te demande bien sûr pas d’abandonner ce que tu es. Mais il est nécessaire que tu apprenne certaines choses…»

La référence aux leçons de lecture et d’écriture était évidente.

«S’il y a bien certains domaines dans lesquels j’ai pu commencer cet apprentissage, il y en a d’autres où j’ignore presque tout. Je ne suis pas omniscient, je ne sais pas tout loin de là. Même les livres ne suffisent pas à apprendre certaines choses. Et j’aimerai que dame Enoriel procède à certains de ces enseignements manquants.»

Il marqua une pause, comme pour scruter la réaction de la petite elfe. Lui imposer ainsi un nouveau « professeur », qu’elle n’avait jamais vu auparavant, n’était pas chose facile, loin de là. Il y avait fort à parier qu’elle tenterait de jauger au mieux cette nouvelle « intruse ».

«C’est aussi pour cela que je t’ai demandé de considérer dame Enoriel comme mon invitée. Désormais, elle m’aidera à mieux te faire comprendre ce qui t’entoure.»

Entre autre chose…
Revenir en haut Aller en bas
Enoriel Therendrion

avatar

Féminin Messages : 28
Expérience : 85

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 187
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Mar 26 Aoû 2014 - 22:54

Hé bien, la petite - qui était tout de même adolescente - n'était pas bien bavarde... et pour tout dire, cela me changeait de pratiquement tous les hauts-elfes que j'avais pu rencontrer dans ma vie, bien qu'en fait je n'étais pas sûre d'en avoir connu ne serait-ce qu'un parlant si peu et n'ayant visiblement aucune notion du protocole. Et là, j'avais un énorme travail à faire auprès de cette enfant. Mais bon, il faudra attendre qu'il soit temps pour elle d'apprendre ces choses-là. Déjà elle semblait ne pas avoir une grande méfiance envers moi ou du moins n'essayait-elle pas de fuir ou de montrer une quelconque animosité, ce qui était déjà une bonne chose. Aussi je gardais confiance en moi et ne me privait pas de faire ressentir cette confiance, de lui dire ainsi que je n'étais nullement déstabilisée par sa réaction - ce qui n'était pas si vrai que cela -, sans oublier d'y mettre une pointe de bienveillance. Je laissai Fineldor terminer les présentations et surtout introduire la raison pour laquelle il me présentait à Macabre. J'en profitai pour voir les réactions de l'adolescente, réactions qui me permettraient de mieux l'appréhender.

L'aspirant prince - comme si je n'étais pas au courant qu'il aimerait atteindre le plus haut poste de la principauté - nous invita toutes deux à nous asseoir sur un banc pour continuer la discussion plus confortablement. J’acquiesçai sans parler outre mesure, Fineldor ayant clairement laissé entendre que la petite n'aimait pas les gens qui se plaisaient à beaucoup parler - bizarrement je souris à l'idée de l'emmener assister à l'un de ces si fameux conseils princiers, elle ne serait pas déçue du voyage. Avec la même grâce toute aussi féminine que naturelle qu'à l'accoutumée, j'allai donc m'installer sur le banc de pierre, posant mon sac jusque là en bandoulière sur mes genoux. J'attendis que Macabre se soit également installée et que Fineldor ait précisé qu'elle devait me considérer comme une invitée avant de reprendre la parole. Il fallait qu'elle comprenne que je lui apprendrai l'essentiel, certainement pas à discutailler pendant des heures lors d'un conseil sur le placement de nouveaux gardes aux mines ou à la frontière est (sacré souvenir d'il y a quelques dizaines d'années... je ne sais pas pourquoi mais les économistes n'étaient pas d'accord, ayant en plus des arguments selon eux valables).


"En effet il y a certaines choses que Fineldor ne pourra pas t'apprendre, même en lisant tous les livres du monde sur le sujet. Par exemple, il existe certaines manières qu'une haute-elfe doit connaître et, pour certaines, qu'elle se doit d'appliquer. Je serai là pour t'apprendre tout cela et t'aider à trouver ta place en tant que femme - parce que tu en seras bientôt une - ici, en Fildor. J'en resterai à l'essentiel dans un premier temps, il te sera bien sûr libre d'approfondir ou bien de me questionner sur autre chose. Je suis également mage si cela t'intéresse, notamment dans la magie de l'air. J'espère que cet état de fait ne te dérangera pas ? Au fait, as-tu des dons de ce type ?"

La regardant avec un fin sourire, je fis danser un peu l'air au niveau de ma main étant de son côté pour après lui faire former une petite boule d'air, toute à fait inoffensive. Quelle allait être sa réaction ?
Revenir en haut Aller en bas
Macabre

avatar

Féminin Messages : 124
Expérience : 380
Age : 30

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 73 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Lun 1 Sep 2014 - 21:48

Comme à l'accoutumée, Macabre ne suivait pas les codes préétablis (qu'elle ignorait)... Les deux nobles s'étaient assis "normalement", c'est-à-dire, perpendiculaire au banc, les pieds sur le sol. Mais la petite elfe n'était pas à son aise dans cette posture, aussi avait-elle opté pour une position moins orthodoxe... En effet, elle était entièrement installée sur l'assise, les jambes repliées devant elle, les enserrant de ses bras, elle faisait face à ses interlocuteurs. Ainsi, elle pouvait observer les deux elfes à loisir, bien que son attitude puisse paraître dérangeante.
Macabre avait également pris soin de garder Fineldor entre elle et la nouvelle venue. Elle n'avait pas encore suffisamment pu la jauger pour la laisser s'approcher d'elle. Et les paroles de son protecteur ne suffiraient pas à la mettre en confiance. Disons que c'était une aide pour son introduction de l'environnement qui l'entourait, tout au plus.

Fineldor reprit la parole, lui expliquant de manière plus ou moins simple qu'Enoriel devait lui apprendre des choses qu'il n'était pas en mesure de lui enseigner... Mais cela resta très vague. Macabre ne notait qu'une différence notable entre eux : le sexe. Elle allait donc sans doute aborder des sujets féminins... Bien que cette distinction ne l'éclairasse pas davantage sur les cours à venir. Macabre n'avait pas de modèle féminin à l'esprit, son maître n'ayant jamais ramener de femmes que pour une nuit. Les robes, la toilette, les bijoux... Elle les voyait, les attribuant bien à son sexe, mais elle ne comprenait pas ce qu'il y avait autour. L'attitude, le comportement, les préoccupations quotidiennes... Tout cela lui échappait totalement.
Enoriel entreprit d'approfondir les explications de l'aspirant-prince. Voilà qui éclairait (légèrement) sa lanterne. Après une seconde, elle tourna son regard vers Fineldor.

J'ai fait quelque chose qui faut pas ?

Macabre avait donc saisi l'objet de ce nouvel enseignement mais elle n'en comprenait pas vraiment la teneur.

Puis, Enoriel évoqua ses dons en matière de magie et lança un petit sort autour de sa main. Macabre observa sans rien dire, impassible. Le vent ne lui faisait pas peur contrairement à la lumière de Fineldor qui pouvait disperser les ombres qu'elle maniait. Toutefois, c'était le seul sujet dans lequel elle avait un semblant de connaissance et de maîtrise. C'était donc le seul sur lequel on pouvait trouver une accroche avec la jeune amnésique.
Après une seconde, elle porta à nouveau son regard vers son protecteur. Elle avait reçu des consignes concernant l'adélomancie : elle ne pouvait l'utiliser qu'à condition d'être discrète. La magie de l'ombre n'était pas bien vue chez les adorateurs de la lumière, ce qui lui semblait logique. Mais la consigne était facile à appliquer en l'occurrence... Concernant la magie élémentaire, il n'y avait pas de problèmes majeurs, du moment qu'elle ne brûlait pas toute la maison. Quant à la kataramancie... Encore aurait-il fallu que Fineldor soit au courant !

D'un simple signe de la tête, l'aspirant-prince autorisa sa jeune protégée, non seulement à utiliser sa magie, mais aussi à montrer la manière dont elle s'en servait. Le trio se trouvant à l'ombre de quelques arbres, elle n'avait pas besoin de bouger pour faire sa démonstration. Macabre invoqua alors un nuage noir qui vint l'entourer jusqu'à assombrir sa silhouette et la rendre plus difficile à percevoir (le jour empêchant cette jeune apprentie de le rendre parfaitement opaque). Elle profita ensuite de cette nouvelle ombre portée sur le banc pour y pénétrer, si bien que l'on ne vit finalement plus la petite elfe dans le nuage... Et, lorsqu'il disparut, il laissa place au vide. Il fallut attendre qu'il se soit complètement évaporer pour être capable d'apercevoir Macabre, toujours assise, mais quelque part en dessous de la surface du banc. L'ex-esclave attendit quelques instants avant d'interrompre son sortilège et laisser son corps sortir lentement de l'ombre.
Revenir en haut Aller en bas
http://club.ados.fr/idyle-ideale/photo/
Fineldor Elwëndrion

avatar

Masculin Messages : 332
Expérience : 340
Age : 29
Localisation : Vers Marseille

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 185 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Lun 6 Oct 2014 - 11:22

Les trois elfes s'installèrent tranquillement sur les bancs du parc. Mais si Enoriel et Fineldor prirent place de la manière la plus normale qu'il soit, Macabre quant à elle s'assit selon ses propres habitudes, qui étaient pour le moins étranges et perturbantes pour les personnes non habituées. Les jambes repliées, entourées de ses bras, elle observait la nouvelle venue pour elle, et semblait ne pas être en totale confiance, en témoignait le fait qu'elle ne s'approchait pas et prenait grand soin de laisser le conseiller princier entre elle et cette invitée. Néanmoins, elle n'était pas hostile et écouta sans bouger les deux discours qui s'en suivirent, lesquels visaient à lui expliquer la raison de cette invitation. Si Fineldor était resté vague, dame Enoriel fut bien plus explicite concernant les apprentissages concernant les femmes. Elle ajouta un petit quelque chose concernant la magie, et y ajouta une légère démonstration. Le maitre des lieux eut un petit froncement de sourcils. Non qu'il interdisait cette démonstration. Il ne craignait guère que le moindre dégât fut fait en ce lieu. En revanche, il ignorait quelle allait être la réaction de sa protégée. Il avait pu constater que sa propre magie l'effrayait, même si elle essayait de le cacher au mieux. Comment allait-elle se sentir face à celle ci.

La première réaction de la jeune elfe le rassura. Ignorant dans un premier temps cette démonstration, elle se tourna vers lui et le questionna

J'ai fait quelque chose qui faut pas ?

Ainsi, elle voyait cela comme une punition? C'était loin d'être le cas.

«Tu n'as rien fait de mal, ne t'inquiète pas. Mais je pense qu'il serait bon d'apprendre à prendre soin de toi toi même. Je doute que ton ancien maitre t'ai appris quoi que se soit sur la manière d'être des femmes. Mais ne vois pas une punition dans cela, plus un apprentissage. Et je te promets que cela sera bien différent de ceux que je te dispense.»

Par différent, il entendait bien sûr moins pénible pour elle. Enfin, il l'espérait.
Elle revint ensuite à la petite démonstration de magie de l'air. Le regard qu'elle adressa à Fineldor était évident pour lui. Elle avait en effet interdiction de se servir de sa magie devant d'autres personnes que lui et ceux de la demeure. Théoriquement, elle ne pouvait donc pas faire usage de ces dons en cet instant, d'où cette demande du regard. Ce à quoi l'aspirant princier répondit d'un hochement de tête approbateur. Il avait confiance en Enoriel, qui était aussi douée que lui, même si dans des domaines différents. Aussi lorsque la petite Macabre fit appel à ses dons en magie de l'ombre, il ne cilla pas, mais observa attentivement la réaction de la régente. il doutait qu'elle prenne peur, mais sans doute réprimerait-elle cet usage. Il prit donc les devants.

«J'avais en effet oublié de vous le préciser lors de notre précédent entretien. Mais comme vous pouvez le voir, elle utilise déjà la magie, quoique d'une manière bien moins poussée que nous. Qui plus est, ses dons sont bien différents, qu'il s'agisse des vôtres ou des miens. Je doute que vous ne puissiez lui en apprendre davantage que moi même. Aussi, bon sens et parcimonie sont les enseignements à lui dispenser en la matière. Ne vous privez donc aucunement à ce sujet.»
Revenir en haut Aller en bas
Enoriel Therendrion

avatar

Féminin Messages : 28
Expérience : 85

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 187
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Mer 15 Oct 2014 - 21:04

Je ne semblais pas terroriser la jeune fille qui se trouvait à côté de moi, ce qui était déjà une chose, même si elle gardait ses distances. Ce qui me fit sourire fut sa simple réaction consistant à demander à son tuteur et protecteur si elle avait fait quelque chose qui ne fallait pas. Fineldor la rassura, chose qu'il devait à l'heure actuelle certainement mieux faire que moi, et c'est alors qu'elle répondit à l'invitation magique que je lui avais faite : elle utilisa ses propres pouvoirs. J'avais arrêté ma petite sphère d'air, ce sort m'étant désormais inutile. Je savais ainsi qu'elle ne craignait pas la magie, la trouvant banale peut-être, une information à la fois intéressante à la fois qui pourrait m'être utile pour plus tard. Mais il y avait une chose à laquelle je n'avais pas pensé : la magie de l'enfant était... comment dire... une horreur absolue ! J'avais toujours considéré que ce qui appartenait à la "magie noire" n'était pas une réelle magie, c'était une aberration servant généralement à détruire la vie et la nature. Oui, y a-t-il seulement eu dans l'Histoire de la Magie des cas où la magie noire servait à autre chose qu'à tuer ou à créer les pires horreurs possibles ? Non, pas à ce que je sache. Et pourtant je l'avais étudiée cette Histoire ! Aussi l'utilisation seule de cette magie par la petite me révulsa et malheureusement pour moi, même si j'eus l'automatisme de cacher mes émotions derrière un masque d'intéressée, le regard de noble de Fineldor devait avoir détecté l'infime mouvement émotionnel que j'eus. Qu'il essaie seulement une fois d'utiliser cela contre moi et il le payera chèrement !

Alors que le sort inoffensif de Macabre prenait peu à peu forme, me laissant sur une défensive ridicule moralement parlant, me revenaient en mémoire tous les bouts de ma vie qui avaient pu être en lien avec ce type de magie : livres d'Histoire et historiques, contes, sermons de mon oncle et de mes différents précepteurs, la bataille de Noldoa... non, vraiment, si j'aurais adoré me plonger plus profondément dans les études de magie et en faire toute une carrière je n'avais que de mauvaises appréhensions sur cette ignominie naturelle chez Macabre... et j'étais loin d'être la seule, ce qui me confirmait dans mes idées. Il fallut l'intervention de mon collègue pour que je revienne réellement en ce monde, arrêtant ainsi de regarder la jeune haute-elfe passer sous le banc grâce à son ombre.


"J'avais en effet oublié de vous le préciser lors de notre précédent entretien. Mais comme vous pouvez le voir, elle utilise déjà la magie, quoique d'une manière bien moins poussée que nous. Qui plus est, ses dons sont bien différents, qu'il s'agisse des vôtres ou des miens. Je doute que vous ne puissiez lui en apprendre davantage que moi-même. Aussi, bon sens et parcimonie sont les enseignements à lui dispenser en la matière. Ne vous privez donc aucunement à ce sujet.

Je souris, ne serait-ce que pour montrer que je n'allais pas cracher sur la petite maintenant que je connaissais son don pour la magie (ou l'un de ses dons, qui sait ?). Je n'étais pas là pour l'entraîner à la magie mais bien pour lui apprendre à devenir une femme et quoique les deux sujets pouvaient être reliés, je n'avais bizarrement pas envie de traîner sur le sujet.

-En effet je ne pourrai pas apprendre grand chose à Macabre concernant la magie, à moins qu'elle ne découvre par elle-même un don dans l'un des domaines auxquels je suis affiliée. Mais si je peux t'aider, dis-je tout en me tournant vers la concernée, ce sera avec plaisir. Même si je ne maîtrise pas le même domaine magique que toi je pourrais toujours t'aider si tu le souhaites à t'améliorer en magie, trouver des astuces..."

... et lui apprendre à utiliser ses dons à bon escient.
Revenir en haut Aller en bas
Macabre

avatar

Féminin Messages : 124
Expérience : 380
Age : 30

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 73 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Jeu 16 Oct 2014 - 21:52

Si Enoriel ne quittait pas la jeune magicienne des yeux, la réciproque était vraie. Fineldor l'avait suffisamment mise en garde quant à la vision que les Hauts-elfes avaient de sa magie et la logique lui avait paru censée. Mais quant à prendre en compte la scission de leur peuple suite à une divergence d'opinion sur l'ombre et la lumière, cela était bien trop poussé pour la petite Macabre, elle qui peinait déjà à traduire la signification d'un sourire.
La jeune enfant ne regarda pas son protecteur lorsqu'il interrompit les pensées d'Enoriel après son intervention magique. Elle attendait sa réaction et la fixait d'une manière qui pouvait sembler pesante. Son avis sur le fait qu'elle pratique cette magie ne l'intéressait guère. Ce qui la préoccupait réellement, c'était la réaction qu'elle allait avoir. Elle ne se souciait absolument pas la difficulté de son intégration parmi les Hauts-elfes après son secret révélé puisqu'elle ne cherchait pas à devenir l'une des leurs. En revanche, cela faisait un excellent test pour permettre à Macabre d'évaluer son niveau de tolérance et d'ouverture d'esprit. Fineldor l'avait sauvée en l'état... Enoriel l'aiderait-elle malgré cette sévère fausse note dans sa culture ?

-En effet je ne pourrai pas apprendre grand chose à Macabre concernant la magie, à moins qu'elle ne découvre par elle-même un don dans l'un des domaines auxquels je suis affiliée. Mais si je peux t'aider, ce sera avec plaisir. Même si je ne maîtrise pas le même domaine magique que toi je pourrais toujours t'aider si tu le souhaites à t'améliorer en magie, trouver des astuces...

Un point de marqué pour la Dame des airs. En revanche, un petit détail chiffonna Macabre dans son discours et lui fit légèrement froncer les sourcils.

-Un don ? C'est comme ça que vous app'lez ça ?...

La question n'était pas énoncée avec méchanceté mais avec incompréhension. La petite elfe avait été forcée d'apprendre ces sorts et, d'aussi loin qu'elle se souvienne, elle avait toujours vécue avec cette magie. N'étant pas censé exister pour le monde commun, elle en usait en permanence depuis des années afin de ne pas être vue. C'était devenue une seconde nature, par obligation. Alors appeler ça un don, c'était loin d'être clair pour elle.

Macabre desserra enfin ses bras de ses jambes et remonta dans son arbre sans même se préoccuper de l'effet que son départ pouvait provoquer chez ses interlocuteurs. Elle ne partit pourtant que quelques secondes, juste le temps de retourner là où elle était installée et de redescendre, parcourant les branches pour se retrouver juste au dessus du banc et se reposer doucement à sa place. Au moins n'avait-elle pas perdu son goût pour la nature et son attrait pour les arbres. On aurait cru qu'elle y avait toujours vécu. Ils lui avaient si souvent fournis un abris...
Macabre tendit alors à Fineldor ce qu'elle était partit chercher. Il s'agissait ni plus ni moins que d'un livre ! Elle l'avait trouvé un jour à la bibliothèque, posé négligemment sur un meuble, et le titre qu'elle était parvenu à déchiffrer lui avait plu, aussi l'avait-elle emprunté (en omettant de demander la permission...). L'ouvrage traitait de magie et avait éveillé sa curiosité mais hélas le niveau était assez poussé et la jeune apprentie -qui avait sauté la partie théorique- n'y entendait pas grand chose. Elle le rendait donc à son propriétaire.

-Je comprends pas.

Macabre avait été enchantée de se rendre compte qu'elle était enfin capable de déchiffrer (bien qu'avec un peu de mal) les signes tracés sur ces étendues de papier qu'elle avait si longtemps regardé avec un grand désintérêt mais elle était un peu frustrée de ne rien comprendre... Cela ne lui semblait pourtant pas si dur pendant ses leçons. Fineldor pourrait peut-être l'aider à saisir ce qui lui échappait.
Revenir en haut Aller en bas
http://club.ados.fr/idyle-ideale/photo/
Fineldor Elwëndrion

avatar

Masculin Messages : 332
Expérience : 340
Age : 29
Localisation : Vers Marseille

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 185 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Mar 4 Nov 2014 - 19:17

Le premier contact entre sa petite protégée et la gardienne de Fildor fut pour le moins atypique. Lorsque la première usa de sa magie des ombres, la seconde eut un mouvement de recul. En effet, l’adélomancie, c’était ainsi qu’on l’appelait, faisait partie des magies contrôlées voir prohibées chez les hauts-elfes. Elle était loin d’être la pire, car de nombreux sorts d’ombres restaient inoffensifs physiquement, mais malgré tout sa pratique presque inconnue parmi les siens avaient tendance à surprendre voir à dégoûter. Heureusement, la surprise passée et après que Fineldor eut pu la rassurer, Enoriel se détendit. Elle acquiesça sur le fait qu’elle n’aurait pas grande aide à fournir sur ce type de magie, mais davantage sur la théorie et les astuces de manière générale, en complément du reste.

Macabre sembla tiquer légèrement au discours d’Enoriel, ce que Fineldor lui-même ne comprit pas dans un premier temps. Mais lorsqu’elle expliqua plus ou moins la raison, il n’eut aucun mal à saisir le problème. Le mot « don » avait été employé pour évoquer ses talents magiques. Or il semblait plus que probable que ces connaissances lui aient été inculquées sans véritablement demander son avis, sans prendre le soin de faire la théorie auparavant ou de lui en expliquer les dangers. On l’avait juste formée, de force, à user de cette magie pour l’aider dans ses taches. Rien de plus. Parler alors d’un don était un peu insultant pour la petite elfe, qui voyait plus cela comme un fardeau, comme le souvenir d’une époque qu’elle préférerait amplement oublier.

Sans prévenir, l’ancienne esclave s’élança de nouveau dans l’arbre dans lequel elle était quelques minutes auparavant. Son protecteur ne s’en étonna qu’à moitié. Macabre était encore indépendante sur bien des choses, et lorsqu’elle avait une idée en tête, personne ne pouvait l’en sortir ou presque. Aussi fit-il signe à Enoriel d’attendre, convaincue qu’elle avait une bonne raison d’agir ainsi. L’avenir lui donna raison, puisque très peu de temps après, la jeune elfe redescendit, un ouvrage sous le bras. Le conseiller princier n’eut aucun mal à deviner qu’il s’agissait là d’un de ses livres. Il fronça légèrement les sourcils : s’il savait qu’elle n’était pas habituée à demander, il voyait d’un mauvais œil que ses grimoires quittent leurs étagères sans qu’il le sache. Il faudrait qu’il évoque cela avec Macabre à un moment, sans que ses remontrances soient trop violentes.

-Je comprends pas.

La phrase, prononcée sur un ton intrigué, était aussi interrogative qu’affirmative. Tendant le livre qui traitait manifestement de magie vers son propriétaire, elle exprimait là la curiosité du contenu. Il est vrai que son apprentissage de la lecture et de l’alphabet avançait, mais de là à pouvoir livre un tel ouvrage en entier… non seulement cela restait fastidieux d’un point de vue lecture, mais en plus il s’agissait d’un traité sur la magie avancée, bien loin du niveau actuel de la petite Macabre. Un sourire aux lèvres Fineldor envisagea de lui répondre.

«Cela ne m’étonne pas. Tu es quelqu’un de très intelligent, mais ce livre parle de choses que tu ne peux pas encore comprendre, parce qu’on ne t’a pas appris ce qu’il fallait pour le comprendre. Tu vois, c’est un peu comme une maison. C’est comme si tu voulais construire le toit avant d’avoir mis les murs. Tout s’écroule, et il faut recommencer. Mais étant donné que tu montres de l’intérêt sur un tel sujet...»

Tendant l’ouvrage vers Enoriel, il lui montra de quoi il s’agissait.

«Apparemment, ce que je disais n’était pas dénué de sens, à en juger par ses lectures. Je pense donc que ma suggestion concernant les bases de la magie est fondée. Nous pourrions nous y consacrer tous les deux, étant donné qu’il s’agit là d’un domaine où je possède des connaissances… contrairement aux autres sujets que vous devrait lui enseigner.»

Aucun doute là-dessus, Fineldor avait en effet bien davantage de connaissances en matière de magie que dans le domaine des coiffures et robes féminines.
Revenir en haut Aller en bas
Enoriel Therendrion

avatar

Féminin Messages : 28
Expérience : 85

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 187
Inventaire:

MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   Mar 16 Déc 2014 - 18:17

"Un don ? C'est comme ça que vous app'lez ça ?...

Sa réaction me surprit, grandement. J'eus un instant de stupeur avant de réellement réagir, me disant que ses dires devaient être en lien avec l'horrible vécu qu'elle a dû endurer.

-C'est effectivement un don, Macabre, quelque chose qui n'existe pas chez tout le monde, une partie de toi qui bien utilisée peut servir à faire de belles choses et peut t'aider à t'épanouir. Si tu veux je pourrais te montrer quelles utilisations de la magie il est possible de faire, à moins que Fineldor ne s'en charge ?

J'avais à cœur de faire attention à ce que la jeune fille utilise bien sa magie, surtout à bon escient. Il ne manquerait plus qu'elle ne mette en danger les hauts-elfes l'entourant... Enfin soit ! L'enfant repartit à son arbre et je la laissais filer, faisant suffisamment confiance en mes deux interlocuteurs pour me dire qu'il ne devrait pas y avoir d'hécatombe - bien qu'avec Fineldor ce n'était pas si sûr... non je plaisante (ou pas). Macabre revint bientôt avec un ouvrage sous le bras, un ouvrage parlant justement de magie. Le conseiller prit le livre en considération et, après avoir reconnu la couverture, expliqua à la jeune elfe que sa trouvaille traitait de choses qu'elle n'était pas encore à même de comprendre. Lorsqu'il me tendit l'ouvrage je n'eus même pas besoin de le feuilleter pour comprendre de quoi cela en retournait ! Des écrits sur de la magie avancée... je me demandais si je n'avais pas déjà lu ce résultat de recherches, la couverture comme le titre me disaient quelque chose... mais cela devait dater d'il y a plusieurs dizaines d'années déjà, sinon je m'en serais vraiment rappelé.

-Apparemment, ce que je disais n’était pas dénué de sens, à en juger par ses lectures. Je pense donc que ma suggestion concernant les bases de la magie est fondée. Nous pourrions nous y consacrer tous les deux, étant donné qu’il s’agit là d’un domaine où je possède des connaissances… contrairement aux autres sujets que vous devrez lui enseigner.
-Je suis pour, cependant il faudra qu'elle pense à commencer par des livres beaucoup plus abordables que celui-ci !

Je rendis le livre à Fineldor, le tendant avec la grâce si bien connue aux dames hautes-elfes, et un petit sourire pour Macabre.

-Très bien, je suppose que vous voudrez commencer dans assez peu de temps ?"
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]   

Revenir en haut Aller en bas
 
De l'éducation d'une sauvageonne [PV Eno & Fin]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Haïti-Éducation: Pourquoi nos meilleurs élèves s'exilent-ils?
» L’éducation soutient l’établissement d'une kleptocratie
» Haiti-Politique :Fonds national d’éducation : illégale, la méthode utilisée
» Demande de la sauvageonne
» L'Éducation: Antidote contre le racisme - y compris le racisme anti-soi-même

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nûmendor :: L'Ouest :: Principauté de Fildor :: Karreliën-
Sauter vers: