AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Roland de Noirval - Humain - Vagabond ~ [Maé ~ Validée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Roland de Noirval

avatar

Masculin Messages : 6
Expérience : 10

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 25
Inventaire:

MessageSujet: Roland de Noirval - Humain - Vagabond ~ [Maé ~ Validée]   Ven 3 Jan 2014 - 19:23

Fiche de Roland de Noirval


Nom/Prénom: Roland de Noirval
Âge: 25 ans
Sexe: Masculin
Race: Humain

Ecole magique: /
Métier: Mercenaire


Possessions: Ses habits, un baluchon dans lequel il transporte les affaires lui permettant de dormir dans la nature, ces dites-affaires, une épée au doux nom de Sleipnir ainsi qu'un poignard, et une bague marqué des armoiries de sa famille.

Description physique:

Roland fit le dernier pas avec difficulté. Autour de lui, tout n’était que ciel vide et roche grise. Son corps musculeux suait à grosses gouttes à travers ses habits. Le souffle saccadé, la sueur au front, il finit par s’asseoir. Il n'avait pas choisi le chemin le plus aisé…

Le vent de Mereth vint caresser son visage, soulever quelques mèches de ses longs cheveux bruns, qu’il attachait en général pour éviter pareil désagrément. Il faisait bon sous les rayons chaleureux de l’orbe solaire. Ses traits se durcirent pourtant. Tout en bas, bien au-delà de la chaîne de montagne s’étendaient les terres d’Archiadia en un océan de verdure ondulant, tandis qu’à ses pieds s’offrait à la vue des yeux marrons de l’homme la capitale du royaume. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pu contempler ce paysage…

D’une simple pression du pouce il fit sauter le bouchon de la fiole qu’il venait de sortir, et en bu une rasade tout en renversant la moitié du contenu sur sa barbe drue. Elle lui piqua le fond de la gorge.

Puis, il posa son baluchon à côté de lui. Ses maigres possessions étaient toutes contenues en ce sac : une couverture, sa bourse, et quelques vêtements de cuir. Avec ce qu’il portait sur lui, son manteau de voyage et son épée, voilà tout ce qu’il possédait actuellement. Il sourit.
Son visage était noirci par la saleté, déformé par la fatigue et l’alcool. Ses épaules, affaissées sous le poids de la vie et du destin funeste. Lui-même n’osait plus se regarder dans le reflet de l’eau depuis des mois. Pourtant, et malgré son état lamentable, on le prétendait charismatique. Tout du moins, ses "camarades" de voyage le prétendaient. Certains avaient rejetés la faute sur ses yeux. "Aussi profonds qu'un lac" lui avait susurré une femme lors d'une de ces histoires sans lendemain qu'il avait régulièrement. Surement l'un de ses seuls atouts... d'autres pariaient sur sa stature impressionnante. Il était, après tout, bien plus grand que la majorité des hommes. Irradiant d'autorité qu'on lui avait dit, aussi. Il rit.

Foutaises. Un vagabond, à peine mieux sapé qu’un miséreux, charismatique ? Il ne voyait pas comment cela pouvait être possible…

Dans une grimace, il posa sa paume calleuse à l’endroit même où s’étirait une cicatrice sur plusieurs centimètres de sa peau. Juste en-dessous de l’épaule gauche. C’était toujours dans ces moments précis, où les souvenirs resurgissaient d’entre la brume du temps, qu’elle le faisait souffrir. Il but. Bien sûr, il en avait d'autres. Quand on vivait par l'épée, il n'était pas rare de remporter quelques trophées gravés à même la peau, au détour d'un chemin. Au contraire, il était même plutôt rare de ne pas en récolter. Il en dénombrait deux sur son corps. Petit score comparé à certaines personnes, mais elles lui suffisaient. Et si la seconde, une petite bande de peau pâle qui s'étalait sur le bas de son ventre et qu'il s'était faite à Ctholl'Rak, ne le faisait aucunement souffrir, ce n'était pas le cas de la première. Plus ancienne, elle lui infligeait une peine qu'aucune autre blessure n'aurait pu lui infliger. Une souffrance mentale, qui ne disparaissait pas, et ne s’atténuait que sous l’effet de l’alcool.

Il commença à pousser la chansonnette de sa voix rauque, abîmée par la liqueur. Souvenirs d’enfance. De tout ce qu’il avait rejeté…

Description psychologique :

Lentement, la lune remplaça l’orbe flamboyant dans le ciel, et avec elle vint la toile nocturne et tous ses astres. Roland était resté sur son pic le temps d’une nuit. Pour penser. Se retrouver.

Cela faisait toujours du bien de réfléchir sur sa propre personne. Il en était arrivé à cette conclusion la dernière fois qu’il s’était trouvé sans alcool. Une mémorable soirée…

Depuis qu’il avait embrassé la vie sur les routes, il avait changé. Petit à petit, il s'était concentré sur la voie de l’épée, préférant la compagnie de sa lame à celle des autres hommes. Et s’il n’était pas pour autant réservé, il ne parvenait tout simplement plus à leur faire confiance. Car les hommes étaient traîtres. Car les hommes, quels qu’ils soient, ne changeraient jamais. L’histoire le lui avait déjà démontrée à de multiples reprises.
Oui, il avait changé. Il s’était enchaîné dans la solitude. Était devenu amer, et ses propos, remplis de bille. À l’égard de tous en réalité. Son cynisme lui avait valu de nombreux regards noirs, et l’avait même entraîné dans plusieurs situations compliquées. Pourtant, il n’était pas méchant. Au contraire, et malgré ses ronchonnements répétés, il ne parvenait pas à refuser son aide à quiconque le lui demandait, tant qu’il estimait cela possible. Un reliquat des valeurs qu’il avait poursuivies il fut un temps…

Maintenant qu’il y pensait, sa vie sur les routes l’avait également enrichi en de nombreux points. Observateur et pragmatique, il avait  appris à ne jamais se fier aux premières apparences. Ainsi, derrière le cynisme et l’amertume qui transparaissaient dans ces propos, il n’en restait pas moins un homme posé et réfléchi, et ses actions finissaient bien souvent par trahir ses propres dires. Les routes lui avaient enseignées leur loi. La loi du plus fort. La mort du plus faible. Loin de la vie confortable et protectrice de son enfance, il avait rencontré en de multiples occasions les maux qui tiraillaient les vivants. Il avait vu des gens lutter pour se sortir de l’enfer dans lequel ils vivaient dans les lointains confins de l’empire de Méridian, il avait vu des parents pleurer la mort de leur enfant, emporté par les vents froids d’Estel. Il avait vu, et il avait subi. Tout cela et tant d’autres choses. Ces rencontres l’avaient grandi. Lui avaient ouvert les yeux. L'avait endurci.

Et l’avaient rendu froid.

Froid devant la mort et la souffrance, froid face à tant de choses qui l’auraient troublé auparavant. Aujourd’hui, il ne voulait plus souffrir. Il en avait assez de lutter. Non pas qu’il ait beaucoup lutté dans sa vie, mais il était las des drames qui l’avaient assaillis au cours de son existence. Alors il préférait fuir la réalité, regarder de l’autre côté, sans pour autant réussir complètement. Car il n'était toujours pas parvenu à se séparer de la bague qui indiquait son statut d’héritier de la Maison de Noirval, ainsi que de l’épée qu’on avait forgé pour lui lors de son passage à l’âge adulte. Il souhaitait ignorer son passé, faire table rase pour oublier son impuissance, mais n'y parvenait pas. Ou très peu. Certes, dans la vie de tous les jours, il n'y pensait plus, mais certaines nuits particulièrement sombres, les cauchemars le rattrapaient. Ne l'avaient jamais laissé.

Roland en aurait presque pleuré. Presque. Cette contradiction qui déchirait son être ne le quitterait pas de sitôt…

Histoire:

Humant l’air de la nuit, Roland ferma les yeux. Emporté par un trop-plein de souvenirs, il se laissa emporter par le courant des réminiscences, s’abandonnant entièrement à l’océan du passé.

Graduellement, les images se superposèrent devant ses yeux pour ne former plus qu’une unique scène. Un haut château de pierres sales, un petit village aux nombreuses baraques de pierre et de bois. De multiples odeurs qui tourbillonnaient dans les rues et les allées. Et l’époque de son enfance…

Roland était né fils de la Maison de Noirval. Cette Maison de nobles, si elle n’était pas ancienne comme certaines des autres Maisons Archiadiannes, était parvenue à tirer profit de la guerre ainsi que des pénuries qui s’en était suivies pour amasser une coquette fortune via la revente dans tout le royaume des ressources achetées aux elfes. Se situant en plein sur les routes menant des forêts sylvestres à Archiadia, elle avait su profiter du passage des caravanes et le tourner à son avantage. Et si cette Maison n’était encore considérée que comme une Maison de nouveaux nobles, sa fortune n’en était pas moins égale à bien des autres et ses relations, puissantes.

C’est dans ce contexte que Roland vécu son enfance, accompagné de son frère cadet et de sa sœur. Destiné à reprendre les affaires de son père et à hériter de sa fortune, il fut obligé de suivre une éducation très stricte dès l’âge de 5 ans. On fit appeler des tuteurs de tout le royaume. Les matières étaient riches et variées : l’histoire et la géographie de Nûmendor, les langues sylvaines, l’écriture et la littérature, ainsi que bien d’autres sciences dans lesquelles le jeune bambin ne voyait que peu d’intérêt à l'époque.

À partir de ses 10 ans, il fut décidé qu’il suivrait son seigneur de père où qu’il aille, afin d’apprendre de la meilleure façon possible la façon de gouverner un domaine. Il eut ainsi l’occasion de rencontrer de nombreux seigneurs, et d’admirer de multiples dames. Et bien qu’il ne souvienne aujourd’hui que de peu de visages, l’impression qu’ils lui donnèrent alors fut grande. C’est dans ce contexte qu’il se rendit pour la première fois à Archiadia.

Son père, châtelain sous l’ordre direct du roi, se faisait appeler de temps à autres pour rapporter au roi quelques problèmes qui étaient survenus sur ses terres. Ce jour-là, ils s’y déplacèrent pour reporter les attaques régulières de bandits à la frontière avec les terres neutres, repoussées avec de plus en plus de difficultés. La capitale lui sembla gigantesque. Alors qu’il montait vers le château, il se trouvait fasciné par toute cette foule qui se bousculait dans les avenues, se pressait dans les rues puis disparaissait aux embouchures de sombres allées en un flot ininterrompu. Tant de choses s’y trouvaient, et si peu qu’il connaissait déjà !

____________

Roland sourit. Fortement impressionnable il l’était, à l’époque.

____________

Mais il n’était pas au bout de ses surprises. Car ce qui le troubla davantage que tout autre chose lors de cette visite ne fut pas cette ville pleine de vie, ni même ce monarque si impressionnant devant lequel son père courbait l’échine. Ce ne fut pas plus cette cours où tous rivalisaient de beauté et dansaient autour du roi, ni même encore les festins qu’on y préparait. Non, l’enfant qu’il était alors fut impressionné par tout autre chose. Un homme. Il était vêtu d’une armure étincelante, et ses yeux perçants semblaient lire en vous comme dans un livre ouvert. Sa lame, toute aussi étincelante que son armure, aurait pu trancher même dans le roc sans pour autant s’émousser, et il se déplaçait d’une telle manière qu’il éclipsait par sa présence tous les danseurs qui se trouvaient dans la salle. Tout du moins, aux yeux du bambin. Il le revit plusieurs fois durant son séjour dans la capitale, lui et ses compagnons. Car celui qu’il avait eu l’occasion d’admirer n’était autre que le capitaine de la garde royale de l’époque. Depuis, le garçon qu’il était n’eut d’autres idées en tête que de leur ressembler, conquis par ces hommes qui lui semblaient si intéressants. À son retour, il redoubla d’effort durant ses cours d’escrime, tant et si bien qu’il en vint même à négliger certaines autres matières, comme la magie notamment dont il ne garda aucun souvenir.

Malheureusement pour lui, le destin n’était pas favorable à son projet. Son futur avait déjà été décidé à sa naissance, et ce fut son frère cadet que l’on envoya à la capitale pour y apprendre les sciences guerrières. Quant à sa sœur, il fut décidé qu’elle marierait un noble d'une Maison voisine. De la sorte, les Noirval pourraient renforcer leur position parmi les autres Maisons. Même si la compétition n’était guère dans l’esprit des différents nobles d’Archiadia, les Noirval avaient toujours étés des hommes ambitieux. Déjà, à l’époque de l’émancipation du Royaume, ils s’étaient joints aux rebelles, persuadés que les bénéfices leurs seraient plus profitables, et qu'ils pourraient gagner gros. Et ils le furent effectivement.

Pourtant, il ne diminua pas pour autant son entraînement avec l’âge. Et bien qu’arrivé à sa dix-huitième année, il ait abandonné son rêve pour épouser le désir de son seigneur, il persista à manifester le désir de suivre l’apprentissage de l’épée. À cet âge déjà, il rivalisait presque en dextérité avec ses maîtres d’arme (bien qu’ils soient loin d’être les plus réputés) et il ne lui manquait alors que la stature et l’expérience pour gagner ces duels.

De ses premières années en tant qu’homme, peu de choses lui revinrent si ce n’est l’odeur de la sueur et la douleur du bois contre la chair. Bien peu de choses effectivement… il fut pourtant actif en cette période, puisqu’il lui fallait alors nouer des liens avec les seigneurs des alentours. Son père se faisait vieux, car il avait eu ses enfants sur le tard, et il faudrait bientôt que Roland se charge de prendre la succession. Il chevaucha donc sur le territoire des différents châtelains du roi d’Archiadia, et se présenta même à ce dernier. Il passa près de six mois dans les territoires elfiques pour découvrir ce qu’il en était réellement des principaux partenaires commerciaux de sa Maison. Tout se déroulait pour le mieux pour Roland et il commençait alors à prendre conscience des libertés, mais aussi des obligations qu’impliquait le pouvoir. Et cela lui plaisait.

Mais toute choses à une fin... et il allait s'en rendre compte bien plus tôt que quiconque aurait pu penser.

____________

Sa vision se brouilla un moment, comme emportée par des eaux déchaînées, et un nouveau décor se forma autour de lui. Doucement, de nouvelles odeurs parvinrent à ses narines, et il reconnut enfin la nouvelle scène qui venait d’apparaître.

____________

Les chevaux hennissaient d’impatience et l’air frais annonçait le retour de Mereth. Le convoi dans lequel il se trouvait était fort de cinquante hommes. Des marchands pour la plupart, accompagné d’une vingtaine de gardes pour les protéger lors de la traversée des territoires neutres. Ils s’en étaient allés chez les elfes pour régler un marché qui leur rapporterait gros dans les prochaines années. Son père, son oncle qui se trouvait être le capitaine de la garde des Noirval, son frère qui était revenu de la capitale et devait poursuivre ses études auprès de leur oncle, ainsi que lui-même s’étaient donc joints au voyage, laissant la régence à un cousin le temps de cette absence.

La scène se déroula si rapidement… et pourtant, Roland n'avait rien oublié, aujourd'hui encore. Le comportement nerveux des bêtes s’était propagé aux hommes. Et alors qu’ils pénétrèrent à l’orée d’un bosquet, tout ne fut que vacarme assourdissant. Il se remémorait encore parfois le bruit qui avait précédé l’attaque. Ce chuintement singulier des lames contre les fourreaux, ce vrombissement sourd annonçant la  pluie de flèches destructrices.  Et puis l’odeur du sang, et le bruit des cadavres sans vie qui s’effondraient sur le sol.

Les victimes réagirent rapidement, son frère organisant la défense contre la horde de bandits qui déferlaient sur eux, deux fois plus nombreux qu'eux, tandis que son oncle s’était élancé pour protéger son père. Lui-même avait pourfendu de nombreux ennemis, et il se prit à croire en leur victoire lorsqu’un grand râle retentit au centre du cercle formé par les combattants. Son oncle venait tout juste de transpercer le seigneur de Noirval de son épée. Son frère se rua contre le fratricide en un hurlement de colère alors que le reste des soldats restait abasourdis, mais fut abattu par derrière d’une volée de flèches mortelles. Son monde sembla s’écrouler sur le coup.
Il reçut un coup à l’épaule et s’évanouit sous la douleur alors même qu’il entendait son oncle intimer l’ordre de tuer tous les survivants. D’après ce qu’on lui avait raconté, il passa près de 15 jours dans le coma. Il lui en fallut 10 de plus pour pouvoir à nouveau tenir, faiblement, sur ses pieds. Ce fut le mage personnel de la Maison de Noirval qui l’accueillit à son réveil. Il avait lui aussi accompagné le convoi en territoire elfique, intrigué par ce que pouvaient lui offrir ses homologues en ces terres. Lorsqu’il avait vu, trop tard, le roi perdre la vie, il s’était précipité vers l’héritier et était parvenu à échapper aux poursuivants en usant de sa magie. Pour un temps tout du moins…

Ils logèrent à Merodoc un temps, changeant constamment de logis pour brouiller les traces. Et quand, aveuglé par la haine et le désespoir, Roland prit la décision de retourner dans son fief pour confronter son oncle, il apprit avec horreur de sombres nouvelles. Ce dernier était revenu au château gravement blessé. Il avait lui aussi, selon les rumeurs, passé plusieurs semaines dans le coma. Et lorsqu’il s’était réveillé, il avait pleuré la mort des membres de sa famille. Puis, il avait imploré l’aide du roi pour traquer les bandits responsables de cet acte. Et quand, enfin, il les rattrapa, il les décapita et attacha leur tête au bout de piques à la frontière, au grand plaisir des cerfs de leur domaine qui adoraient le défunt seigneur. Mais ce n’était pas tout.

Une nouvelle acheva le jeune homme un mois plus tard. En effet, sa mère comptait se remarier avec l’ignoble individu qui avait assassiné son propre mari, et sa sœur avait été placée sous sa protection après qu’il se soit fait attribué le titre de seigneur de Noirval. Ainsi, il disposait d’un otage et la richesse de la Maison de Noirval lui appartenait désormais. Si le jeune homme venait à sortir dans la lumière, il ne le louperait pas une seconde fois… et le ferait sans doute assassiner comme il avait tenté de le faire à l’époque. Combiné au départ de son protecteur, le jeune homme eut l’impression que son monde s’écroulait. Ou tout du moins, ce qu’il en restait. Bien décidé à attirer l’attention des assassins, le mage le laissa avec une bourse qui était censé lui durer une demi-année et partit en direction de Méridian.

Le temps s’écoula, et il n’eut plus de nouvelle de son compagnon de fuite. Tout comme des assassins. Cependant, passé cette période, sans un sous en poche, il dû partir de Merodoc. Il séjourna un moment sur les terres neutres, voyageant de villes en villes sous l’identité d’un mendiant, bien décidé à rester en vie, mais dépourvu de toute autre envie. C’est sur le chemin menant de Blancpic à Archiadia qu’il prit la décision de se faire mercenaire. La caravane avec laquelle il voyageait se fit attaquer sur le chemin par des brigands des forêts. Il mit fin à la vie de sept d’entre eux avec qu’ils n’aient le temps de faire attention à lui, tant et si bien qu’après leur fuite, le maître caravanier  impressionné lui proposa un salaire en échange de sa protection pour les futurs trajets qu’il comptait effectuer, en compagnie d’une ribambelle d’autres gardes. Il avait alors 22 ans. Il passa trois autres années à arpenter les routes d’Archiadia et de Méridian, mais aussi celles de Darshim. Trois années où il passa la majeur de son temps à boire et à chevaucher, et s’il ne fut que peu réjoui par ces voyages, ils eurent néanmoins l’avantage de le faire oublier un tant soit peu ses malheurs précédents. Finalement, résigné, il s’habitua à sa vie de mercenaire itinérant. Il oublia même la place qui aurait dû être sienne, noyé qu’il était dans l’alcool.

Roland ouvrit doucement les yeux. Le soleil pointait à nouveau à l’horizon.

Il s’était assoupi.

Il se releva, avec grande peine, pour observer Archiadia et ses hautes murailles. Il n’y était plus venu depuis de longues années… S’il s’était résigné à s’y rendre de nouveau aujourd’hui, c’était pour y dépenser sa bourse. Et pour retrouver un peu de travail. Il avait mis son passé de côté, avait connu la douleur et la mort. Il ne voulait plus affronter la réalité et voir les siens perdre la vie dans des jeux de pouvoir. Il ne voulait faire face à ses responsabilités. Et ne le pouvait pas, dans tous les cas.

Aujourd’hui, il n’était plus personne. Tout juste un mercenaire, un maître-lame itinérant offrant ses services aux plus offrants. Et cela lui allait parfaitement. Se saisissant de son baluchon, il entama la descente, se questionnant sur la qualité de l’alcool Archiadianne tout en se frottant la barbe…


Hors-Jeu

Like a Star @ heaven Comment trouvez-vous le forum? Pas mal du tout (il ne fait que débuter, et ce qui fait un grand forum après tout, c’est l’âme  qu’il se forge au fur et à mesure des rps), j’apprécie le fait que vous ne vous soyez pas arrêté à de l’à-peu-près pour le background, chose que beaucoup font malheureusement…
Like a Star @ heaven Comment trouvez-vous le design? Niquel, j’aime bien !
:star:Comment avez-vous connu le forum? Topsite !
Like a Star @ heaven Crédit de l'avatar et de la signature? ReneAigner


Dernière édition par Roland de Noirval le Sam 4 Jan 2014 - 0:30, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Maélyne Nobledragon

avatar

Féminin Messages : 297
Expérience : 0

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 20 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: Roland de Noirval - Humain - Vagabond ~ [Maé ~ Validée]   Ven 3 Jan 2014 - 23:59

Description Psychologique a écrit:
l’empire de MériadanMéridian

Histoire 3eme paragraphe a écrit:
si elle n’était pas millénaire comme certaines des autres Maisons Archiadiannes

Histoire 6eme paragraphe a écrit:
Ce jour-là, ils s’y déplacèrent pour reporter l’attaque d’une des troupes de l’empire à la frontière avec les terres neutres, repoussée avec difficulté.

Histoire 16eme paragraphe a écrit:
partit en direction de MériadanMéridian

Histoire 17eme paragraphe a écrit:
d’Archiadia et de MériadanMéridian

Pour les maisons millénaires, c'est une expression pour dire qu'elles sont vieilles? Car vraiment millénaire cela n'est pas possible Smile
Quelques petites fautes comme : Méridian et non pas Mériadan.
Aussi, tu parles d'une attaque venant de l'empire sur les terres neutre. Ce n'est pas possible, l'empire reste sur ses terres et n'attaquent que le Royaume à la frontière entre ces deux pays.

Tu peux aisément dire que ce sont des Sombres, ou des bandits à la place.

Changes moi ces petites choses et ce sera parfait! Very Happy

_________________
Le temps, loin d’enrichir l'être, accumule les déceptions et les échecs.
Revenir en haut Aller en bas
Roland de Noirval

avatar

Masculin Messages : 6
Expérience : 10

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 25
Inventaire:

MessageSujet: Re: Roland de Noirval - Humain - Vagabond ~ [Maé ~ Validée]   Sam 4 Jan 2014 - 0:27

Wow, c'est du rapide ! J'ai plus qu'à te remercier il me semble bien...

Hurm, je sais pas trop pourquoi je m'étais mis Mériadan dans la tête...
Quant aux nobles... ok, je me suis sans doute un petit peu laissé emporter. x)

En tout cas, les corrections sont faites m'dame, ce devrait être bon ! Smile
Revenir en haut Aller en bas
Maélyne Nobledragon

avatar

Féminin Messages : 297
Expérience : 0

Feuille de personnage
Personnage:
Âge: 20 ans
Inventaire:

MessageSujet: Re: Roland de Noirval - Humain - Vagabond ~ [Maé ~ Validée]   Sam 4 Jan 2014 - 10:56

Après une relecture, je ne vois plus aucun inconvénient à ta fiche. Donc....


N'oublie pas...

De créer ton inventaire ici
De créer ton journal ici

Voici quelques liens qui te seront utiles :

Demande de RP's
Questions et Suggestions

Je te souhaites donc une excellente aventure sur Nûmendor!

_________________
Le temps, loin d’enrichir l'être, accumule les déceptions et les échecs.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Roland de Noirval - Humain - Vagabond ~ [Maé ~ Validée]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Roland de Noirval - Humain - Vagabond ~ [Maé ~ Validée]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Exemple Humain - Validée] Nami
» [Validée]Les techniques de Akari Hadashi
» PERHAPS F X CANICHE/GRIFFON 9 ANS (59) ASSO VAGABOND & CO
» [Officiel] Nicodemus, L'Eternel Vagabond.
» mineur humain pour warhammer jdr

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nûmendor :: jjjj :: Répertoire des habitants :: Registre des Personnages :: Humains-
Sauter vers: